Madagascar: Ravatomanga toujours en mauvaise posture

Cinquième jour de blocage à Maurice pour le magnat financier Maminiaina Ravatomanga, accompagné de sa famille. La conférence de presse tenue hier par le Premier ministre par intérim a ajouté une note d'inquiétude supplémentaire quant à son sort. « Ce qui s'est passé est très grave et à peine croyable », a-t-il déclaré devant la presse.

Paul Bérenger a apporté des précisions sur le protocole établi par les autorités aéroportuaires concernant l'atterrissage d'urgence du jet privé transportant le multimilliardaire, l'ancien Premier ministre Christian Ntsay, ainsi que leurs familles respectives.

Selon lui, pour un vol charter, la demande d'autorisation doit être soumise au moins sept jours à l'avance aux autorités mauriciennes. Pour un vol privé, le délai est d'au moins deux jours pour les passagers exemptés de visa d'entrée, et trois jours pour ceux nécessitant un visa. « Tout s'est déroulé en quelques heures, dans des circonstances à peine croyables. Ils ont d'abord formulé une demande d'autorisation médicale, ensuite des raisons touristiques, et enfin, la demande finale a été faite à 23h12 et accordée à 00h13, notamment lorsque le jet a plaidé un manque de carburant », a encore expliqué Paul Bérenger, ajoutant que « des décisions graves seront prises ».

Il a précisé vouloir attendre le retour du Premier ministre mauricien, actuellement en mission à Londres, avant de rendre public le résultat de l'enquête sur cette affaire.

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Parallèlement, la Financial Crime Commission (FCC) -- la Commission sur les crimes financiers -- poursuit son enquête sur Maminiaina Ravatomanga, à la suite d'une déposition relative à un éventuel blanchiment d'argent à Maurice.

Deux éléments expliquent ainsi pourquoi le patron du groupe Sodiat demeure bloqué dans le pays, une affaire qui a désormais pris une ampleur nationale sur l'île.

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