Ile Maurice: Polémique autour de l'atterrissage d'un jet privé transportant des personnalités malgaches

L'atterrissage d'un jet privé malgache à Maurice continue de susciter la polémique. L'appareil appartient au groupe Sodiat. Il a atterri dans la nuit de dimanche 12 octobre. À bord se trouvaient l'ancien Premier ministre malgache Christian Ntsay et l'homme d'affaires Mamy Ravatomanga, proche du président déchu Andry Rajoelina. Mercredi 15 octobre, le Premier ministre mauricien par intérim Paul Bérenger a dénoncé l'atterrissage, l'autorisation ayant été délivrée dans des conditions floues.

Le Premier ministre mauricien par intérim Paul Bérenger a dénoncé en conférence de presse des « circonstances à peine croyables », la demande d'autorisation d'atterrir ayant changé de motif à plusieurs reprises : d'abord une évacuation médicale, puis des raisons touristiques, avant d'être finalement validée à 00 h 13. Soit quelques minutes avant l'arrivée de l'appareil à 00 h 44, à l'aéroport international de Plaisance, Sir Seewoosagur Ramgoolam, le seul de l'île.

Le vol aurait décollé de Madagascar sans feu vert officiel de Port-Louis, forçant la main de l'aviation civile mauricienne en invoquant finalement une « urgence de carburant ». À bord se trouvaient, selon le Premier ministre par intérim, « des personnalités, politiciens extrêmement controversés ».

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« Nous n'irons pas en dehors de la loi »

Une enquête interne, dirigée par le secrétaire du Cabinet, a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'atterrissage. Paul Bérenger a promis des sanctions en cas d'irrégularités. La Financial Crimes Commission - agent qui permet d'assurer la coordination entre les autorités d'enquête et de supervision dans la lutte contre les crimes financiers - et d'autres institutions ont ouvert une enquête à la suite d'une plainte malgache.

Si Christian Ntsay a depuis quitté l'île à bord d'un vol commercial, Mamy Ravatomanga se trouve toujours sur le territoire mauricien. L'homme d'affaires souhaite quitter Maurice jeudi 16 octobre, mais tant qu'il n'y a rien d'incriminant, l'autorisation ne peut lui en être refusé.

Le Premier ministre par intérim a également insisté : « Nous n'irons pas en dehors de la loi ni de l'État de droit ». Il a souligné que Maurice suivait « heure par heure » la situation politique à Madagascar, tout en souhaitant « un rétablissement rapide » de la situation « pour le bien de la population malgache ». Le colonel Randrianirina prêtera serment comme président par intérim de Madagascar vendredi 17 octobre.

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