La Tunisie n'a jamais cessé de coopérer avec les instances internationales concernées, plus particulièrement l'organisation mère, à savoir l'Organisation des Nations unies (ONU), en vue de recouvrer les fonds et les biens spoliés et transférés à l'étranger, et ce, depuis plusieurs années.
En effet, la Mission permanente de notre pays auprès des Nations unies à New York a appelé avec insistance, lors d'une réunion de suivi des résultats du 4e Congrès international sur le financement du développement, à l'importance de consolider la coopération internationale en vue de garantir la restitution des fonds spoliés.
Constituant un droit inaliénable, ces fonds représentent une source logique et légale pour contribuer au financement du développement de la Tunisie en général, tout en faisant bénéficier les populations grâce, entre autres, au remplacement des dettes publiques par des projets au profit du climat.
Il est question, également, de la revendication de réformer le système financier international dans le but d'être plus juste et mieux adapté aux besoins des pays en développement, avec notamment une révision du fonctionnement des institutions financières multilatérales.
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Rappelons que le dossier de la récupération des fonds détournés fait l'objet, depuis belle lurette, d'un suivi méticuleux de la Présidence de la République dont le comité de pilotage reconnaît, dans un souci de transparence, l'existence de bon nombre d'entraves juridiques et procédurales qui font rallonger, inexplicablement, les délais nécessaires pour en finir avec ces affaires.
Sans oublier qu'en dépit des efforts déployés par les autorités nationales compétentes pour localiser, tracer et recouvrer lesdits fonds conformément aux conventions internationales, certains pays observent un manque flagrant dans l'exécution des commissions rogatoires et les demandes d'entraide judiciaire en posant des conditions imprévues ou encore sans même répondre, carrément, aux demandes de restitution des avoirs, voire celles de gel.
Pourtant, toutes les lois et les législations des différents pays à travers le monde assurent que la restitution des fonds détournés et transférés à l'étranger constitue un droit imprescriptible pour les peuples lésés.
A rappeler dans le même ordre d'idées que la Tunisie soutient le projet de résolution africaine, présenté conjointement avec l'Égypte et la Libye sur «l'impact négatif du non-retour des fonds provenant de sources illicites vers leurs pays d'origine sur la jouissance des droits de l'homme, et l'importance d'améliorer la coopération internationale dans ce domaine».
Le Chef de l'Etat prouve ainsi qu'il use de tous les mécanismes légaux pour que la Tunisie recouvre ses avoirs transférés à l'étranger, afin de mettre un terme à cette injustice que le peuple et l'Etat tunisiens ne sont plus prêts à tolérer, d'où la détermination à impliquer la communauté internationale dans la dynamique de recherche d'une solution juste et efficace en vue de récupérer cet argent qui revient de droit au peuple.