Ile Maurice: Le ministre Sukon - «Il est primordial d'établir un lien solide entre le monde universitaire et l'industrie»

Le lancement de la conférence Potential of Microcredentials in Southern Africa 2025 (PoMiSA) a eu lieu le mardi 14 octobre, à Balaclava. Cette conférence de trois jours, du 14 au 16 octobre, organisée sous l'égide de la Higher Education Commission (HEC), réunit plusieurs délégués de l'Afrique australe, mais aussi des représentants de plusieurs universités, en présentiel et en visioconférence, pour parler du potentiel des microcertifications en s'appuyant sur les recherches PoMiSA à ce jour ainsi que sur les développements récents dans les sept pays PoMiSA. Le ministre de l'Éducation tertiaire, de la science et de la recherche, Kaviraj Sukon, a déclaré que les «micro-accréditations sont l'avenir de l'éducation».

Les micro-certifications sont des qualifications courtes qui reconnaissent les acquis d'apprentissage, et les compétences acquises de manière formelle et informelle. Certifications sectorielles aux compétences spécialisées, elles offrent des parcours flexibles permettant aux apprenants d'améliorer leur employabilité et leur épanouissement personnel. Pour le ministre Sukon, cette conférence est très importante car «après deux ans de discussions, il est maintenant temps de passer à la mise en oeuvre». Cependant, selon lui, l'appellation «micro-accréditations» n'est pas très appropriée car «les accréditations sont des accréditations».

Partenariat

Selon le ministre, l a transformation de la main-d'oeuvre exige une certaine adaptabilité afin de garantir que les apprenants soient outillés et autonomes. «Les processus universitaires traditionnels - consultation des parties prenantes, élaboration et mise en oeuvre des programmes - aboutissent souvent à des diplômés aux qualifications obsolètes. Il est donc primordial d'établir un lien solide entre le monde universitaire et l'industrie.» Il a également souligné que l'objectif ultime est de proposer une formation flexible, transférable et adaptable à l'évolution du marché du travail. La participation des entreprises est donc cruciale pour le développement des compétences essentielles.

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Après l'amendement de la Higher Education Act cette année, l'île Maurice dispose désormais du cadre législatif requis pour les micro-certifications, les entreprises passant ainsi d'un placement passif d'étudiants à une collaboration active dans le développement et la mise en oeuvre des programmes. Cette approche permet aux entreprises de participer officiellement à l'élaboration du paysage éducatif. «Les micro-certifications présentent un potentiel considérable et la réunion organisée par la HEC souligne l'engagement de la commission à faire progresser ce partenariat. Ensemble, le monde universitaire et l'industrie peuvent progresser pour mieux préparer les apprenants aux défis et aux opportunités du monde du travail moderne», a précisé le ministre de l'Éducation tertiaire.

Le Dr James Keevy, Chief Executive Officer de JET Education Services, en Afrique du Sud, a parlé des défis permanents pour de nombreux travailleurs qui tournent autour des qualifications et de l'emploi, alors que l'émergence des micro-certifications commence à apporter une nouvelle dimension à cette équation. Le potentiel de déploiement croisé des compétences, qu'elles soient formelles ou informelles, est au coeur des initiatives importantes visant à améliorer la compréhension de la mobilité et de l'employabilité à l'échelle internationale.

La Pr Romeela Mohee, Commissioner de la HEC, a parlé du rapport «The State of Play of Microcredentials: Mauritius», publié l'année dernière, qui fait un état des lieux après des consultations avec les parties prenantes du secteur éducatif et industriel des microcertifications à Maurice. Il sera un outil essentiel dans le futur pour faciliter l'apprentissage tout au long de la vie et améliorer la préparation de la main-d'oeuvre pour le monde du travail.

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