Madagascar: Missions accomplies

Fin des manifestations (de joie) sur la place du 13 mai. Pour la Gen Z, la suite se passe dorénavant autour de la table des négociations avec le conseil présidentiel et les autres acteurs engagés à différents niveaux dans le « tolona ».

Missions accomplies

Pendant ce temps, les choses s'accélèrent au niveau des institutions. Avec la dissolution du bureau permanent de l'Assemblée nationale avant-hier, et l'accès au perchoir du député de Toliara I et non moins ancien - septième vice-président de la Chambre basse suite au désistement du député de Mitsinjo, l'élection du nouveau bureau permanent suivra. « Mission accomplie » pour les députés qui étaient encore, il y a trois jours, des députés de l'opposition, en voyant le désormais ancien chef de l'opposition, accéder à la présidence de l'Assemblée nationale.

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La Gen Z, pour sa part, veut se faire entendre, à Tsimbazaza et ailleurs. Novices en politique pour la grande majorité d'entre eux, ces jeunes ont leurs « maux » à dire et n'entendent pas pour autant rester spectateurs de leur propre mouvement, maintenant que leur plus grande revendication devient réalité : le départ du locataire d'Iavoloha. Pour eux, c'est aussi « mission accomplie », du moins en partie, car la... partie est loin d'être terminée pour le camp d'en face. Sans en avoir la preuve par neuf, tous savent que quelque chose se trame...

De son côté, le Conseil présidentiel continue les consultations en vue de la nomination prochaine du nouveau Premier ministre. Mais pour l'organe à la tête du pays depuis quelques jours, la mission est plutôt difficile : mettre tout le monde d'accord sur l'homme (ou la femme) idéal(e) pour ce poste. A l'heure où tout est à (re)construire si l'on se réfère aux revendications venant de tous bords, la mission - encore une - d'établissement des faits que la SADC compte dépêcher à Madagascar, aurait-elle encore un impact sur la poursuite du processus de formation du gouvernement et de tout le reste, ou à l'inverse, sur un éventuel retour en arrière ? Faire machine arrière est un scénario peu probable, voire inenvisageable pour les acteurs du mouvement à l'origine du changement à la tête du pays.

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