Sénégal: Hausse du budget de la présidence de la République - Le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Dr Ismaila Diallo donne les explications

17 Octobre 2025

Selon le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Dr Ismaila Diallo, le débat sur la hausse du budget de la Présidence de la République ne reflète pas la réalité budgétaire et institutionnelle. Dans une note transmise à notre rédaction hier, jeudi 16 octobre, le député, membre du parti au pouvoir Pastef, souligne que cette analyse omet un élément essentiel : la réorganisation profonde de l'administration centrale de l'État opérée à travers le décret n° 2025-1431, qui a procédé à une répartition nouvelle des services de l'État, rattachant directement à la Présidence plusieurs structures stratégiques qui relevaient auparavant de la Primature ou de différents ministères

Le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Dr Ismaila Diallo, s'invite dans le débat sur la hausse du budget de la Présidence de la République, constatée dans la Loi de finances initiale 2026. Dans une note transmise à notre rédaction hier, jeudi 16 octobre, le député, membre du parti au pouvoir, Pastef a souligné que les affirmations selon lesquelles le budget de la Présidence serait passé de 72 milliards de francs CFA à 204 milliards en l'espace de deux ans ne reflète pas la réalité budgétaire et institutionnelle. Et pour cause, explique-t-il : « cette lecture oublie un élément essentiel : la réorganisation profonde de l'administration centrale de l'État opérée entre 2024 et 2025, à travers les décrets n° 2024-940 et n° 2025-1431. »

Poursuivant son éclairage, il précise que le décret n° 2024-940 a procédé à une répartition nouvelle des services de l'État, rattachant directement à la Présidence plusieurs structures stratégiques qui relevaient auparavant de la Primature ou de différents ministères. Citant notamment l'Inspection Générale d'État (IGE), l'Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), le Comité d'Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ), le Haut Conseil du Dialogue Social, la Commission Nationale du Dialogue des Territoires, ainsi que le Bureau de Suivi et d'Évaluation des Politiques Publiques.

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La deuxième personnalité de l'Assemblée nationale souligne que « l'intégration de ces services, avec leurs dotations budgétaires respectives, a naturellement entraîné une augmentation mécanique et comptable du budget global de la Présidence. Il ne s'agit donc ni d'une explosion des charges propres, ni d'une volonté de concentration budgétaire injustifiée, mais bien d'un changement de périmètre administratif », a précisé Dr Diallo.

Poursuivant son propos, il rappelle par ailleurs qu'en septembre 2025, le décret n° 2025-1431 est venu réajuster cette répartition, en transférant à nouveau certaines structures vers la Primature ou vers des ministères sectoriels. « Ce processus de rationalisation n'est pas encore pleinement reflété dans la Loi de finances initiale 2026, ce qui peut donner une lecture biaisée à ceux qui ne tiennent pas compte des évolutions juridiques », a-t-il encore fait remarquer avant d'ajouter : « Ainsi, comparer 72 milliards en 2024 à 204 milliards en 2026 sans préciser que les périmètres institutionnels sont différents, c'est comparer deux réalités budgétaires incomparables. Une telle comparaison, si elle n'est pas contextualisée, induit le public en erreur et alimente inutilement la polémique. »

Selon lui, cet état de fait témoigne au contraire d'une prise de responsabilité du nouveau gouvernement, qui a entrepris une réorganisation transparente et assumée des structures publiques. « Cette démarche s'inscrit pleinement dans la volonté manifeste du peuple sénégalais d'une gestion rigoureuse, d'une meilleure lisibilité budgétaire et d'une gouvernance publique exemplaire. La transparence budgétaire exige de tous les responsables politiques rigueur et honnêteté intellectuelle. Le budget de la Présidence n'a pas « explosé » ; il a été restructuré pour intégrer des missions qui relevaient auparavant d'autres entités, avant une nouvelle phase de réaffectation en 2025 », a-t-il conclu.

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