Dans la nuit du mercredi 16 octobre 2025, à partir de 20 heures, le préfet de Mbour, Amadou Diop, a donné le coup d'envoi de la première phase d'une vaste opération de désencombrement de la voie publique. L'objectif, c'est de libérer les trottoirs et les chaussées, restaurer l'ordre urbain et garantir la sécurité des usagers.
C'est sur l'avenue Diogoye Basile Senghor, un axe stratégique de la commune de Mbour, reliant la Préfecture aux cimetières de Téfess, que les opérations ont débuté de manière musclée. Appuyée par une logistique impressionnante - pelles mécaniques, camions-bennes et équipes techniques -, l'intervention a permis de démanteler les nombreuses installations anarchiques qui envahissaient les trottoirs.
Sous la supervision des Forces de l'ordre, les auvents, étals et autres constructions illégales ont été systématiquement détruits et évacués.
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Une action ferme, menée dans le calme, sous l'oeil attentif du préfet et des autorités locales. «Nous venons de lancer l'opération de sécurisation et de réorganisation de l'espace public. Aujourd'hui (mercredi soir, ndlr) marque le début des travaux. Et c'est un moment de satisfaction, au regard de l'engagement de tous les acteurs : mairie, Police, voirie, presse et société civile», a déclaré le préfet Amadou Diop, visiblement satisfait du travail collectif accompli.
Les résultats sont visibles et immédiats. En quelques heures, le changement est frappant : la route et les trottoirs, longtemps accaparés par des commerces et installations illégales, ont retrouvé leur fonction première. «Tous les acteurs se sont impliqués pour libérer l'axe de la Préfecture au cimetière de Téfess. Nous avons détruit toutes les installations irrégulières et procédé à leur enlèvement. Aujourd'hui, la route est dégagée et la circulation est fluide», a souligné le préfet.
Cette première étape marque, selon lui, une victoire dans la lutte contre l'occupation illégale de l'espace public, une problématique récurrente dans la commune. Si l'opération a été un succès sur le terrain, le préfet reste lucide quant à la difficulté de maintenir les acquis. «Le plus dur, c'est la suite», reconnaît-il.
Il a ainsi demandé au maire de renforcer les équipes de la voirie, pour assurer un contrôle régulier, et au commissaire central de Police d'organiser une présence permanente de ses agents sur le terrain. Mais Amadou Diop compte aussi sur la responsabilité citoyenne : «les commerçants doivent être nos premiers alliés. Ils doivent dénoncer toute personne qui occupe illégalement la voie publique, qu'il s'agisse d'étalages ou de chariots.»
Interpellé sur le maintien de certaines cantines sur les lieux, le préfet a tenu à clarifier les limites de son arrêté. «Nous sommes dans un État de droit. L'arrêté interdit l'occupation des trottoirs, mais ne nous autorise pas à déplacer les cantines installées en dehors de ces zones. Nous agissons dans le respect strict de la légalité.»
Cette précision vise à éviter toute dérive arbitraire, tout en rappelant que la démarche s'inscrit dans une logique de gouvernance responsable et transparente.
L'opération ne s'arrête pas à l'avenue Diogoye Basile Senghor. Deux autres axes sont déjà identifiés pour les prochaines phases. Il s'agit des axes routier allant : du croisement de Kaolack jusqu'à Keur Balla, du croisement de Kaolack jusqu'à l'entrée de Saly,
Le sous-préfet de Sindia et le commissaire de Police de Saly préparent, avec les acteurs locaux, la mise en oeuvre de cette deuxième phase. Il s'agira notamment de retirer les épaves de véhicules et de libérer toutes les voies encombrées, conformément au plan préfectoral.
Au-delà de la simple répression, cette opération traduit une volonté politique de réorganiser durablement l'espace public. Elle s'inscrit dans une dynamique de modernisation et de civisme à Mbour. «L'objectif, c'est de permettre à la route de jouer pleinement son rôle, de sécuriser les piétons et de fluidifier les déplacements», a conclu le préfet.
Mbour amorce ainsi un tournant vers une gestion plus rigoureuse et plus citoyenne de l'espace public. Reste à savoir si la vigilance collective permettra d'ancrer durablement cette nouvelle discipline urbaine dans les habitudes.