Le taux d'obésité est en hausse, avec 13,8 % d'enfants âgés de cinq à 11 ans et 9 % d'adolescents de 12 à 19 ans étant concernés, des chiffres bien au-dessus de la moyenne mondiale, qui est de 8 %. Cette tendance inquiétante est renforcée par les habitudes de consommation liées au marketing agressif des aliments.
Dans ce contexte, l'Obesity Action Acceleration Roadmap (2025-2030), lancé en septembre dernier, fixe plusieurs objectifs tels que de réduire la prévalence de l'obésité de 5 %, augmenter le niveau d'activité physique, diminuer la consommation d'aliments ultra-transformés et de boissons sucrées, et élargir l'accès aux services communautaires de prévention et de prise en charge.
La Food and Agricultural Organisation des Nations Unies finance certaines initiatives tandis que l'Organisation mondiale de la santé fournit un appui technique pour assurer la mise en oeuvre de stratégies basées sur des données probantes dans les écoles, les centres de santé et les communautés.
Dans ce contexte, l'Association des consommateurs de l'île Maurice (ACIM) demande que des notes d'avertissement soient apposées sur les produits alimentaires afin d'informer les consommateurs des risques pour la santé liés à leur consommation, à l'instar des produits riches en sucre.
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«Plusieurs produits, notamment les boissons gazeuses, contiennent des niveaux élevés de sucre et devraient comporter un avertissement clair. Ce type d'étiquetage frontal - front-of-pack labelling -pourrait aider les consommateurs à identifier rapidement les produits potentiellement mauvais pour la santé, facilitant ainsi les choix alimentaires. Cela s'inscrit dans une démarche de santé publique visant à lutter contre l'obésité et les maladies liées à une mauvaise alimentation.»
L'ACIM souligne que ce type d'étiquetage est déjà appliqué dans plusieurs pays, dont le Brésil, et plaide pour son adoption à Maurice.