Congo-Brazzaville: Sénat - Mettre à la disposition du gouvernement un budget performant et opérationnel

Le président du Sénat, Pierre Ngolo, a souligné, le 15 octobre à l'ouverture de la 7e session ordinaire budgétaire, la nécessité de mettre à la disposition du gouvernement un outil performant et opérationnel garantissant, au moyen des actes concrets, la poursuite de l'exécution du Plan national de développement (PND) 2022-2026.

Consacrée à l'examen et l'adoption du projet de loi de finances exercice 2026, la session budgétaire qui se clôturera le 23 décembre permettra également aux sénateurs de voter plusieurs autres textes de lois. Au nombre des affaires inscrites à l'ordre du jour, figurent le projet de loi de finances rectificative 2025 et le projet de loi portant règlement du budget de l'Etat, exercice 2024. Il y a également le projet de loi modifiant et complétant la loi n°9-2001 du 10 décembre 2001 portant loi électorale.

Le président de la chambre haute du Parlement, dans son discours d'ouverture, a rappelé les multiples interrogations de la cité qui interpelle les sénateurs en leur exigeant d'être des représentants dignes à l'hémicycle. « Dans ces conditions, la session budgétaire prend une dimension toute particulière qui en fait la session de la haute responsabilité, un moment cardinal de notre vie démocratique, un instant décisif de distribution des priorités totalement en phase avec les impératifs du contexte.

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Nos réflexions, nos analyses, nos arbitrages doivent traduire notre engagement à mettre à la disposition du gouvernement de la République un outil performant et opérationnel garantissant, au moyen des actes concrets, la poursuite de l'exécution du PND 2022-2026 », a rappelé Pierre Ngolo. Il a insisté sur le sérieux et la rigueur à observer dans le traitement des dossiers soumis à leur examen.

Selon lui, la responsabilité sous-entend également l'effort à déployer quant au suivi et au contrôle des délibérations prises afin que la discipline soit la règle imposable à tout le monde pour des résultats consacrant la nette amélioration des performances.

Concourir à la tenue d'une élection présidentielle apaisée

La dernière session ordinaire du Parlement de l'année en cours se tenant à quelques cinq mois de l'élection présidentielle de mars 2026, Pierre Ngolo a rappelé qu'il s'agira du plus grand test d'évaluation du patriotisme et de la maturité politique des Congolais. La préparation, le déroulement et la réussite du scrutin présidentiel en vue exigent, a-t-il poursuivi, à chacun de tenir sa place et de jouer son rôle en consolidant l'esprit républicain afin de donner la priorité au Congo.

« L'atmosphère qui semble se dessiner perceptible à travers les réseaux sociaux et certaines déclarations d'acteurs politiques véhiculées par divers canaux, n'est pas de nature à rassurer sur la détermination de tous à faire de l'élection présidentielle de mars 2026 un moment de consolidation de la démocratie et de la paix. La conquête de l'opinion, la mobilisation de l'électorat ne se forcent pas par l'injure, la calomnie et l'intimidation. Elles se négocient au travers d'un argumentaire simple, de la présentation d'un projet crédible et défendable », a averti le président du Sénat. Il a précisé que tous les Congolais ont le devoir de concourir à l'organisation et à la tenue d'une élection présidentielle apaisée.

A moins de deux semaines de la clôture, le 30 octobre, de la révision extraordinaire des listes électorales, il a invité les Congolais à se prêter à cette opération citoyenne afin d'exercer pleinement leur droit civique le moment venu.

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