Congo-Brazzaville: Deux roues en règle

Une opération de contrôle de motos a été lancée à Brazzaville par les forces de l'ordre depuis quelques semaines. Précédée par une campagne de sensibilisation à l'endroit des propriétaires et conducteurs de ces engins dont certains sont utilisés pour le transport en commun, elle s'est révélée spectaculaire et variablement musclée.

Sur la foi de plusieurs témoignages mais aussi de scènes vécues sur la voie publique, nombre d'engins ont été incendiés, d'autres écrasés sous les pneus de véhicules appropriés, cassés au marteau et littéralement mis hors d'usage. Ce procédé par la casse a suscité divers commentaires et surtout des interrogations sur l'utilité d'un tel choix et les suites attendues.

Pour la plupart, a-t-on appris de sources proches de l'opération, ces motos « décimées » provenaient de la contrebande, d'actes d'usurpation, relevaient du crime crapuleux. Leurs utilisateurs ne posséderaient aucun justificatif attestant de leur acquisition régulière auprès de commerçants connus, tandis que des plaintes de particuliers s'accumulaient sur des vols répétés de vélos accompagnés de violences.

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Dans l'engrenage de la casse sont peut-être tombés des propriétaires authentiques qui rechignaient à se conformer aux usages ? C'est possible. Ces jours-ci, à Brazzaville, la circulation routière dans les quartiers périphériques redevient fluide, mais ne résout pas les tracasseries des habitants des zones d'accès difficile naguère desservies par les deux roues. Sur ce plan de la mobilité des personnes et des biens, les autorités municipales font face à d'énormes défis.

De ce qui précède, les motocyclistes qui souhaitent poursuivre leur activité n'auront dorénavant qu'une seule option : se mettre en règle afin de jouir pleinement de leurs droits comme des citoyens de bon commerce. Quoi que l'on dise, le retour de l'ordre sur la route donne de la capitale congolaise l'image d'une ville qui réapprend à vivre normalement. Pour combien de temps ? Se demande-t-on.

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