Congo-Kinshasa: L'après-Kamerhe au «perchoir», rivalités et calculs politiques au sein de l'Union sacrée

Cela fait 25 jours que Vital Kamerhe a démissionné pour éviter un vote de destitution initié par 262 députés. Il était accusé de mauvaise gestion et de manque d'alignement avec les priorités du pouvoir. Sous pression politique et interne à la coalition, il a choisi de partir avant le vote. Depuis, la bataille pour sa succession est lancée. Des candidatures commencent à émerger. Première constante : bien qu'affaiblie, l'UNC de Vital Kamerhe, toujours membre de l'Union sacrée de Félix Tshisekedi, ne compte pas céder cette présidence.

La bataille s'annonce rude. Officiellement, l'UNC n'a pas encore tranché. Mais des noms commencent à circuler. Parmi eux, celui d'Aimé Boji Sangara, ministre du Budget pendant quatre ans et actuel ministre de l'Industrie. Bien introduit dans l'entourage de Félix Tshisekedi, discret, il est présenté comme le candidat du consensus. Autre nom cité : Baudouin Mayo Mambeke. Lui a déjà déclaré officiellement ses ambitions.

Quelle ligne ?

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Ancien vice-Premier ministre congolais et ministre du Budget, il revendique sa fidélité à Vital Kamerhe et s'en prend à ceux qu'il juge moins loyaux. Mais pour l'instant, le parti ne s'est pas encore prononcé officiellement. Très discret depuis son départ du « perchoir », Vital Kamerhe n'a pas encore donné la ligne à suivre.

En dehors de l'UNC, d'autres noms circulent. À 83 ans, Christophe Mboso est lui aussi poussé par ses partisans, qui rappellent sa fidélité à Félix Tshisekedi. Les pétitionnaires qui ont obtenu la démission de Vital Kamerhe comptent également présenter leurs candidats. Du côté de l'UDPS, le ton est posé. « L'UDPS peut décider d'occuper la présidence de l'Assemblée nationale », déclarait, il y a une dizaine de jours, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, cadre du parti et président intérimaire de l'Assemblée nationale. La logique de l'Union sacrée, disait-il, « veut que le parti qui compte le plus de députés prenne la présidence ».

« L'autorité morale » de l'Union sacrée aura le dernier mot

Mais la question reste en discussion au sein du parti. Et dans cette bataille, rappellent plusieurs proches du pouvoir, celui qui aura le dernier mot, c'est Félix Tshisekedi, en sa qualité « d'autorité morale » de l'Union sacrée, en tenant compte de plusieurs critères : la représentation régionale, la fidélité, et l'équilibre au sein des institutions de la RDC.

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