Ile Maurice: Le ministère de l'Éducation veut temporiser avant la réforme de 2026

La question de la valeur réelle des contrats liant les écoles privées du pré-primaire au ministère de l'Éducation refait surface. «Si ces accords ne sont pas respectés, à quoi servent-ils ?», s'interroge la Confédération des travailleurs des secteurs privé et public (CTSP). L'organisation syndicale tire la sonnette d'alarme face à une situation jugée préoccupante, tant pour les parents que pour les écoles.

Avec des frais de scolarité pouvant atteindre Rs 17 110 par mois, de nombreuses familles peinent à suivre. D'autres redoutent le manque de places dans les établissements publics, qui risquent de ne pas pouvoir accueillir tous les enfants si des écoles privées venaient à fermer.

Les institutions opérant sous le régime Grant-In-Aid (GIA) attendent, elles, des éclaircissements sur le recru- tement des managers, enseignants et assistants. «Le flou persiste, et ce sont les plus vulnérables - enfants, parents et personnel éducatif - qui en subissent les conséquences», a fait ressortirJane Ragoo, secrétaire générale de la CTSP, lors d'une rencontre organisée vendredi dans les locaux du syndicat à Rose-Hill.

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Toutefois, le dossier semble désormais remonter au plus haut niveau. Selon nos informations, le sujet a été évoqué lors du Conseil des ministrestenu le même jour. Le ministre de l'Éducation, Mahend Gungapersad, y a présenté la situation, suscitant de longues discussions. Le Cabinet ne resterait pas insensible à la détresse exprimée par les écoles et les familles.

Le ministère prévoit de rencontrer prochainement les managers afin d'écouter leurs doléances et mieux comprendre les défis rencontrés sur le terrain. Une deuxième réunion avec la CTSP et autres groupes syndicaux devrait suivre. Parallèlement, une équipe technique travaille actuellement sur un rapport qui sera soumis au ministère.

L'objectif : examiner toutes les options avant la mise en oeuvre de la nouvelle mesure budgétaire prévue pour janvier 2026, qui prévoit de remplacer le financement actuel par une allocation fixe de Rs 2 750 par enfant - une somme censée couvrir à la fois les frais de fonctionnement et la rémunération du personnel. Cette réforme suscite déjà de nombreuses interrogations.

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