Le projet de loi de finances 2026, on en parle encore dans la mesure où il constitue le sujet d'actualité par excellence et qu'il devrait déterminer la politique économique et sociale de l'Etat et le vécu quotidien des Tunisiennes et Tunisiens au cours de l'année à venir.
En effet, les discussions vont bon train au niveau des spécialistes et des experts avant d'entamer, incessamment, les débats au sein de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) où le projet a été remis pour examen et adoption après sa publication par le ministère des Finances.
Sans entrer dans les détails des chiffres, qui restent l'apanage des instances concernées, il est utile de voir et de disséquer certaines grandes lignes et autres détails qui intéressent les ménages et le commun des citoyens dans la gestion de leur vie de tous les jours.
Ainsi, quelques faits marquants ressortent de ce projet, à savoir une réduction maximale des emprunts extérieurs à près de sept milliards de dinars qui seront obtenus grâce à l'émission de "sukuks" souverains garantis par l'Etat conformément à la législation en vigueur en Tunisie.
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C'est dire qu'il s'agit d'une initiative salutaire afin de varier les sources de financement, tout en mobilisant de nouveaux capitaux qui proviennent, cette fois-ci, des marchés de la finance islamique, ce qui est de nature à alléger le fardeau pesant, d'habitude, sur les mécanismes dits traditionnels.
Soulignons, également, que les sources de financement proviennent de la part de la Banque centrale de Tunisie (BCT) qui joue, de la sorte, le rôle qui lui revient dans la dynamique socioéconomique du pays, en octroyant à la Trésorerie générale des facilités atteignant la somme de 11 milliards de dinars sans intérêts et remboursables sur quinze ans.
Quant aux modalités de tirage et de remboursement du montant en question, elles devraient être détaillées par une convention entre le ministre des Finances et le gouverneur de la BCT, ce qui représente un appui direct pour soutenir la stabilité budgétaire loin du recours exagéré à l'endettement extérieur tout en confirmant la détermination à préserver les équilibres macroéconomiques.
Parmi les mesures phares de ce PLF 2026, on cite la décision d'augmenter, par décret, les salaires dans les deux secteurs, public et privé, ainsi que les pensions de retraite au titre des trois prochaines années (2026, 2027 et 2028), sans oublier l'exonération de la TVA et des droits de douane concernant les équipements médicaux importés par les hôpitaux, les cliniques et autres structures sanitaires militaires.
En définitive, les dispositions de la nouvelle loi de finances permettent, selon les experts, de sauvegarder les équilibres macroéconomiques tout en maintenant le principe du compter-sur-soi prôné par le Président de la République, en dépit des ressources extérieures limitées.