Afrique: Festival international du théâtre de Béjaïa-Algérie 2025 - Une belle apothéose entre hommage et célébration du théâtre africain

20 Octobre 2025

Le rideau est tombé sur la 14e édition du Festival international du théâtre de Béjaïa dans une ambiance empreinte d'émotion et de fierté.

Ouverte, le 10 octobre, la 14e édition du Festival International du Théâtre de Béjaïa (Fitb) s'est achevée, le 17 octobre, en soirée, dans une ambiance à la fois solennelle et festive. Sur la scène du Théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh, artistes, officiels et public ont célébré une semaine de théâtre placée sous le signe de l'Afrique, marquée par la diversité, le partage et l'émotion.

Un hommage émouvant à Mustapha Ayad

Le rideau est tombé sur cette 14e édition par un vibrant hommage rendu au comédien, auteur et metteur en scène mauritanien Mustapha Ayad, figure emblématique du théâtre maghrébin et africain.

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Un film rétrospectif a retracé les grandes étapes de sa carrière, longue de plus d'un demi-siècle, marquée par des rôles marquants au théâtre, au cinéma et à la télévision. Fils du légendaire Rouiched (Ahmed Ayad), Mustapha Ayad a dédié cet hommage à son père : « Cet hommage, c'est aussi celui que je rends à mon père, à travers qui j'ai hérité la passion du théâtre », s'est exprimé Mustapha Ayad dont la fabuleuse carrière d'acteur a été légitimement couronnée par un « Fennec d'Or » de la meilleure interprétation masculine pour son rôle dans le film « Printemps noir ».

Slimane Benaïssa, commissaire général du festival, a, lui, salué une « fabuleuse carrière », rappelant que l'artiste, formé à l'Institut National d'Art Dramatique et Chorégraphique de Bordj El Kiffan (Alger), a contribué à élever la scène algérienne au rang des grandes traditions théâtrales africaines.

La soirée de clôture a également été marquée par la représentation de la pièce « Juste savoir », interprétée par la Compagnie du Soleil de Guinée.

Écrite par Joël Amah Ajavon et mise en scène par Iry Armand Bogbé, cette oeuvre poignante met en scène la confrontation intime entre un père et son fils, séparés par des années de silence et de regrets.

Servie par les comédiens Ahmed Lotfy et Jean Beavogui, la pièce a captivé le public par la justesse de son jeu et la profondeur de son propos.

Une dernière soirée entre émotion et distinction

La cérémonie de clôture a aussi été l'occasion de remettre des certificats de participation aux stagiaires ayant pris part aux ateliers de formation en jeu d'acteur, mise en scène et conte.

Pour le commissaire général du festival, cette dimension pédagogique est essentielle. « Le festival, ce n'est pas seulement des spectacles. C'est aussi un espace d'apprentissage et de transmission », a-t-il souligné.

Dans son allocution, le commissaire du Fitb a salué le travail des artistes, techniciens, bénévoles et toute son équipe, tout en exprimant sa fierté. «C'est la première fois que je me sens aussi africain. Pour la première fois, on a entendu les Africains parler dans leurs vraies langues. Nous avons prouvé que la culture peut unir. L'année prochaine, nous reviendrons encore plus forts, avec un théâtre audacieux, vivant et rassembleur », a conclu, visiblement ému, Slimane Benaïssa.

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