Cameroun: Le conseil constitutionnel boycotté par l'opposition avant le verdict

20 Octobre 2025

Le paysage politique camerounais traverse une crise de confiance institutionnelle sans précédent alors que les principaux partis d'opposition tournent le dos au Conseil constitutionnel. Après le FSNC et le PCRN, c'est au tour du SDF d'annoncer son boycott historique de l'institution présidée par Clément Atangana. Cette vague de défiance généralisée révèle une fracture démocratique profonde et jette une ombre sur la légitimité du processus électoral en cours. Le RDPC apparaît désormais comme le seul parti à maintenir sa confiance en une instance dont les décisions lui sont systématiquement favorables selon ses détracteurs.

La décision du SDF de ne plus se présenter devant ce qu'il qualifie de "gang de Atanga Nji" intervient à la veille de l'ouverture des audiences mercredi prochain. Cette coalition contestataire regroupe ainsi les trois principales forces d'opposition dans un front commun de rejet des institutions électorales.

Les partis boycottent ce qu'ils considèrent comme une tragi-comédie électorale où le verdict serait déjà écrit à l'avance. Cette situation inédite prive le processus de la contradiction nécessaire à sa crédibilité et risque de compromettre l'acceptation des résultats finaux par une large frange de la population.

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Cette crise institutionnelle s'inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu où chaque camp semble campé sur ses positions. Alors que le Conseil constitutionnel s'apprête à entamer ses travaux dans un climat de défiance généralisée, la polarisation politique atteint des sommets.

L'absence des principaux partis d'opposition lors des audiences pourrait remettre en cause la légitimité même de la décision finale, quelle qu'elle soit. Cette situation pose des questions fondamentales sur l'avenir du dialogue politique et la possibilité d'une résolution pacifique de la crise post-électorale qui s'annonce au Cameroun.

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