Afrique de l'Ouest: La police ghanéenne dit avoir ouvert une enquête sur la mort du footballeur sénégalais Cheikh Touré

Dakar — La police judiciaire régionale d'Ashanti, dans le sud du Ghana, assure avoir ouvert une enquête sur la mort du footballeur sénégalais Cheikh Touré.

Touré, décédé vendredi dernier, aurait été victime d'un réseau d'escroquerie et d'extorsion de fonds, affirme le ministère de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, en citant ses services consulaires au Ghana.

Selon l'ambassade du Sénégal au Ghana, la dépouille du jeune homme a été déposée dans une morgue de la région d'Ashanti, à environ 250 km d'Accra, la capitale du Ghana.

"Les premières investigations ont révélé que le défunt avait été amené à la morgue par un individu identifié comme Issah, qui prétendait être son frère", affirme la police judiciaire régionale d'Ashanti, dans un communiqué publié sur le réseau social X.

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Des investigations supplémentaires menées à l'hôpital public de Manhyia (sud) révèlent que le 16 octobre 2025, Issah, présenté comme le frère de Cheikh Touré, avait conduit le défunt à l'hôpital, dans un état critique, selon la même source policière.

Il est arrivé à l'hôpital avec plusieurs blessures abdominales, ajoute la police d'Ashanti. Selon elle, la personne ayant amené la dépouille du jeune Sénégalais dans cet établissement de santé affirme qu'il a été impliqué dans un "accident".

Cheikh Touré est décédé avant son arrivée à l'hôpital en question, soutient la police judiciaire régionale d'Ashanti, assurant que les autorités judiciaires ghanéennes vont mener une "enquête approfondie" sur la mort du footballeur.

Samedi, le ministère de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur annonçait l'envoi à Kumasi, dans le sud du Ghana, dès dimanche, d'agents de l'ambassade du Sénégal.

Le but de cette mission est d'assister les autorités locales dans les démarches administratives et judiciaires nécessaires au rapatriement de la dépouille au Sénégal, dès l'obtention des autorisations requises, selon la même source.

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