Mauritanie: Le gouvernement va traduire en justice les personnes citées dans le rapport de la Cour des comptes

En Mauritanie, le Conseil des ministres a décidé mardi 21 octobre d'une vague de sanctions spectaculaires, dix jours après la publication du rapport de la Cour des comptes 2022-2023 qui pointait des malversations à plusieurs niveaux de l'administration du pays. Le président Ghazouani avait prévenu : « aucune personne, quelle que soit sa position, n'échappera à la sanction ». Une trentaine de hauts responsables iront donc devant la justice.

C'est une chasse à l'impunité sans précédent qui est lancée. Après les irrégularités de gestion révélées par le rapport de la Cour des Comptes, 20 hauts responsables encore en fonction ont été limogés sur-le-champ. Autre décision, le gouvernement promet le renvoi devant les tribunaux des 30 personnalités pointés dans le même rapport. Leurs dossiers ont été transmis à la justice.

Publié il y a dix jours, le rapport pointe des dysfonctionnements dans des secteurs clés de l'économie mauritanienne comme la santé, le pétrole, l'énergie, et dans des sociétés nationales comme la Somelec, qui gère l'électricité, ou Taazour, qui s'occupe des questions sociales et de solidarité.

Malversations, détournements de fonds publics et corruption

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Parmi les mis en cause figurent des cadres de l'administration et d'anciens ministres. Ils sont accusés de malversations, détournements de fonds publics et corruption. Selon le rapport de la Cour des comptes, près de 10 milliards d'ouguiyas de dépenses, soit 215 millions d'euros, échappent au contrôle du trésor public.

Cette offensive anti-corruption est saluée par des députés, même si plusieurs ministres auraient préféré que la voie du dialogue soit privilégiée. Néanmoins, l'engagement du président Ghazouani pour imposer la transparence au sommet de l'administration mauritanienne est unanimement saluée sur la scène politique du pays.

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