Au Congo-Brazzaville, un jeune homme de 28 ans, qui affirme avoir été violenté par la police, réclame le jugement de ses agresseurs et revendique une prise en charge, trois ans après les faits.
Alberto Lissassi, un jeune homme diplômé sans emploi, dit avoir été interpellé sans motif le 30 mai 2022. Il affirme avoir été torturé, ce qui lui a valu la perte de son oeil gauche. Depuis lors, il a porté plainte. Après une première comparution des policiers accusés en juillet 2024, rien n'a bougé.
Un blocage qu'il dénonce. « En ce net moment, le dossier est bloqué au niveau du parquet de la République, qui manque réellement la volonté d'enrôler ce dossier. Parce que ces prévenus bénéficiaient du privilège de juridiction d'Officiers de police judiciaire. Mais la Cour suprême avait levé leur qualité d'Officiers de police judiciaire et avait donné l'ordre au Tribunal de grande instance de procéder à l'instruction et au jugement de l'affaire », explique-t-il.
Une « justice à double standard »
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Le jeune homme et son avocat craignent aujourd'hui que sa situation se complique. « Tant qu'il n'y aura pas de verdict, je ne serai pas en mesure d'être évacué, parce que l'État est civilement responsable dans cette procédure », ajoute-t-il.
Cette situation étonne Trésor Nzila, défenseur des droits de l'homme. « C'est très regrettable. Le droit à la justice, le droit à l'indemnisation ne devraient pas être un parcours de souffrance, pour ce cas emblématique et symptomatique d'une justice à double standard », déplore-t-il.
Les autorités judiciaires n'ont pas encore commenté sur cette affaire.