En 2022, à la suite du désaccord avec le Fonds monétaire International, en raison du refus, du reste fondé, du Président de la République des diktats illogiques et douteux de l'institution financière, notre pays a été acculé et placé au fond du gouffre.
Certains ont parlé ainsi d'étranglement financier imminent, de défaut de paiement extérieur à haut risque, alors que d'autres ont prédit des dérives socioéconomiques lourdes de conséquences. Pourtant, il n'en sera rien.
Presque quatre ans après, la Tunisie tient toujours et continue à surprendre aussi bien observateurs que détracteurs.
C'est que le principe du compter-sur-soi, de revalorisation des ressources locales et d'auto-développement s'est avéré finalement payant. L'embellie de nos principaux fondamentaux économiques et les perspectives de stabilité de notre politique de développement en témoignent largement.
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Et c'est, de toute évidence, à l'option pour une discipline budgétaire rigoureuse qu'on doit, certainement, le bon comportement de notre économie. Une discipline budgétaire qui a misé, elle-même, sur un système fiscal souple et équitable.
Il est vrai, en effet, que soumis à une requalification intelligente, notre appareil fiscal est, depuis, en nette évolution. Il continue, ainsi, à gagner en efficacité et en fiabilité.
Il est nécessaire d'admettre justement que les multiples et importants ajustements opérés au niveau de notre politique fiscale ont permis de transformer, dans une large proportion, son fonctionnement. Aujourd'hui, on parle beaucoup plus de rendement fiscal et de justice économique que de fraude ou d'évasion.
Et tout laisse à croire que les perspectives seraient plus prometteuses, surtout avec les nouvelles dispositions retenues par le projet de loi de finances pour 2026 qui ne manqueront pas de permettre à notre système de carburer à plein régime.
En parallèle, on estime que l'élargissement de la digitalisation des services fiscaux aiderait, comme on l'a déjà soulevé, «à faciliter l'optimisation fiscale, à réduire les risques d'erreurs et à créer de nouveaux espaces budgétaires».
D'ailleurs, l'imposition, à partir du 1er novembre 2025, de la facturation numérique aux restaurants, cafés et salons de thé conforte cette orientation digitale, qui permettra, sans aucun doute, de mieux organiser cette filière et de l'entourer de davantage de transparence.
Cette obligation numérique nécessite, toutefois, d'être élargie à d'autres activités qui continuent à échapper à notre appareil fiscal, entre autres les professions libérales.
Il s'agit, somme toute, de toute une reconstitution financière qui aiderait notre pays non seulement à renforcer ses ressources mais aussi et surtout à les pérenniser. Des éléments fondamentaux pour sauvegarder notre souveraineté économique.