Ile Maurice: L'ACP Lilram Deal aurait enfreint les conditions de sa liberté

Un cas de non-respect des conditions de remise en liberté sous caution a été signalé le lundi 20 octobre, impliquant l'assistant commissaire de police (ACP) Lilram Deal, 52 ans, qui est suspendu de ses fonctions.

Le haut gradé, qui habite Triolet, fait à nouveau parler de lui. Il avait été arrêté, en juin dernier, dans le cadre d'une enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) dans une affaire de blanchiment d'argent présumé. Il lui était reproché d'avoir acquis plusieurs biens et effectué des transactions financières suspectes sans pouvoir en justifier la provenance.

Après plusieurs semaines de détention, il avait obtenu la liberté conditionnelle, assortie de strictes obligations fixées par la cour. Parmi ces conditions figurait l'obligation de se présenter trois fois par semaine - les lundis, mercredis et vendredis entre 6 heures et 11 heures - au poste de police le plus proche de son domicile pour y apposer sa signature. Toutefois, lundi, l'officier se serait présenté à 16 h 21, soit largement en dehors de la plage horaire imposée. Lilram Deal a alors produit un certificat médical signé par un médecin privé, lui accordant deux jours d'arrêt maladie à compter du 19 octobre.

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Après l'enregistrement de sa déclaration, l'assistant surintendant de police (ASP) Moorghen, informé de la situation, a ordonné que l'intéressé soit conduit à l'hôpital SSRN, Pamplemousses, pour des soins. À l'issue de la consultation, un médecin lui a délivré un arrêt maladie de cinq jours à compter du 20 octobre et a procédé au plâtrage de sa main droite. L'ASP Moorghen a alors autorisé Lilram Deal à regagner son domicile, à condition qu'il se présente au poste de police de Triolet dès la fin de son arrêt de maladie afin que la procédure policière puisse suivre son cours. L'affaire a également été signalée à l'ACP Ramkeelawon.

Lilram Deal avait été provisoirement inculpé de blanchiment d'argent le 20 juin, en vertu des articles 3(1)(b), 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act de 2002. La FCC lui reproche d'avoir détenu, le 28 juin dernier, une somme de Rs 4,587 millions, soupçonnée d'être du Reward Money, sur un compte bancaire conjoint avec son épouse. Ancien patron de la Counter Terrorism Unit et de la division Est, l'ACP Deal avait comparu en cour le 17 juillet.

Le magistrat Prashant Bisson, siégeant à la cour de Port-Louis, lui avait alors imposé deux cautions de Rs 700 000 chacune et une reconnaissance de dette de Rs 1,5 million envers l'État. Parmi les conditions de sa libération, la cour avait exigé qu'il ne tente pas d'influencer les témoins dans l'affaire du Reward Money, qu'il communique une seule adresse à la cour, reste joignable à tout moment et se présente au poste de police trois fois par semaine, entre 6 heures et 11 heures. Par ailleurs, les fonds utilisés pour sa caution ne devaient en aucun cas provenir du compte bancaire contenant les Rs 4,5 millions suspectes.

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