Un Forum économique Afrique-Europe, couplé à la 3e édition du Festival des langues et des cultures, s'est tenu du 9 au 11 octobre 2025, à Orléans, en France. Plus qu'un simple événement d'écodiplomatie, le Forum économique d'Orléans s'est imposé comme un rendez-vous majeur mettant en lumière l'un des leviers stratégiques d'investissement pour une coopération plus dynamique entre deux continents : la diaspora.
Avec pour thème « L'élan de la diaspora au cœur de l'Europe », cette rencontre avait pour ambition de renforcer la coopération économique entre l'Afrique et l'Europe en s'appuyant sur le potentiel de leurs diasporas respectives. Elle a permis de reconnaître que l'avenir se construit à travers les ponts humains et les synergies sociales.
Parmi les personnalités présentes figuraient : Florent Montillot, Premier maire adjoint d'Orléans ; Anne-Frédéric Amoa, présidente du comité d'organisation ; Stéphanie Rist, députée d'Orléans ; Pascal Tebibel, vice-président de la métropole en charge des relations internationales ; Denis Charles Kouassi, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) de Côte d'Ivoire et François Ettien N'Dah, directeur des éditions L'Harmattan Côte d'Ivoire.
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Invité à prononcer la conférence inaugurale, Denis Charles Kouassi a insisté sur la nécessité d'un leadership africain tourné vers l'innovation et une gouvernance durable.
« Le monde est mouvant, les relations sont multiples et évoluent au gré des intérêts. Il ne faut donc pas rester figé dans des relations anciennes avec la France ou avec l'Europe. Il faut les rendre dynamiques, les adapter aux réalités actuelles. C'est tout l'intérêt de ce genre de forums », a souligné d'entrée le directeur général de la Cnps.
Abordant la question de l'investissement de la diaspora dans les pays d'origine, Denis Charles Kouassi s'est réjoui de la volonté manifeste des Africains de l'extérieur de contribuer au développement du continent.
Il a toutefois exhorté à investir avec méthode et discernement. « Il faut savoir comment investir, dans quel domaine et avec qui le faire », a-t-il conseillé, avant d'ajouter que la diaspora doit mesurer l'impact de ses initiatives sur les territoires d'accueil comme sur ceux d'origine.
« La chance que vous avez, c'est qu'en Afrique, on peut tout faire, tout réinventer, innover, créer, imaginer d'innombrables projets. Cette richesse doit être pensée en tenant compte des enjeux environnementaux et sociaux. » Le message était clair : l'Afrique n'est plus en attente, elle vient proposer des modèles et des solutions innovantes dans sa collaboration avec l'Occident.
Pour sa part, Anne-Frédéric Amoa, présidente du comité d'organisation, a démontré que la diaspora, longtemps perçue comme un simple trait d'union, s'impose désormais comme un acteur clé du développement économique et culturel.
Son engagement ouvre la voie à une nouvelle dynamique de coopération afro-européenne, plus équilibrée et mutuellement bénéfique. Elle a adressé ses remerciements aux nombreuses personnalités ayant honoré de leur présence cette première édition du Forum économique Afrique-Europe d'Orléans.
L'événement a été rythmé par quatre grands panels consacrés à des thématiques variées : le financement des Pme ; la transformation numérique ; la transition énergétique et l'entrepreneuriat inclusif ; la diaspora comme pont entre culture et économie.
Deux autres moments forts ont également marqué la rencontre : la table ronde « Investir en Afrique : opportunités et réalités », la session « Talents des diasporas africaines et leaderships au féminin », ainsi que la remise du prix "Bâtisseur d'Hommes", qui a récompensé plusieurs entrepreneurs africains pour leurs idées novatrices.