Ile Maurice: Entre célébration et responsabilité face à une demande croissante

Le 22 octobre marque la Journée mondiale de l'énergie, une date symbolique instaurée en 2012 lors du Forum mondial de l'énergie à Dubaï. Pour la première fois, cet événement se tient en dehors du siège de l'ONU, réunissant 25 pays décidés à réfléchir à un avenir énergétique plus durable pour tous. Aujourd'hui encore, 1,5 milliard d'êtres humains vivent sans accès à l'électricité. Ce chiffre alarmant illustre le défi mondial que représente la transition énergétique. Fournir de l'énergie au plus grand nombre, tout en préservant la planète, reste l'un des enjeux majeurs du XXIe siècle.

Or, produire de l'énergie ne suffit pas: encore faut-il le faire dans des conditions respectueuses de l'environnement. Entre énergies fossiles, souvent polluantes, et énergies renouvelables, les choix énergétiques déterminent l'avenir de notre planète. Sans coopération internationale, les progrès risquent de rester lents alors même que l'urgence écologique se fait chaque jour plus pressante.

Le mercredi 15 octobre, la Central Electricity Board (CEB) a lancé une alerte rouge entre 18 heures et 21 heures, invitant la population à réduire sa consommation d'électricité pour éviter une surcharge du réseau. Dans un communiqué, le CEB a appelé les Mauriciens à adopter quelques gestes simples: éteindre les lumières et appareils inutilisés, régler les climatiseurs à 26°C, reporter l'utilisation d'appareils énergivores comme le lave-linge ou le sèchelinge et éviter de recharger les véhicules électriques durant cette période critique. Selon le CEB, ces petits gestes ont permis de réduire la consommation nationale de 10 à 12 MW en quelques heures.

Pas de panique

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«Le système d'alerte n'est pas là pour affoler mais pour informer et responsabiliser. Le passage en alerte rouge ne veut pas dire qu'il y aura coupure d'électricité. C'est un signal de prudence, pas de panique», précise Thierry Ramasawmy, responsable de communication du CEB. Il rappelle également que cette mesure fait partie d'un nouveau dispositif d'alerte coloré (vert, jaune, rouge), destiné à sensibiliser le public à une utilisation plus responsable de l'énergie, surtout en période estivale où la demande atteint des sommets.

Cette année, la fête de Diwali, célébrée le 20 octobre, a une fois de plus illuminé tout le pays. Partout, les maisons et commerces brillaient de mille feux - guirlandes, décorations et lampes colorées ont transformé les rues en véritables tableaux de lumière.

Beaucoup de Mauriciens ont tenu à célébrer pleinement, estimant que Diwali ne vient qu'une fois par an et qu'il faut marquer l'événement comme il se doit. Mais d'autres ont préféré fêter dans la simplicité, conscients de la situation énergétique actuelle. Certains ont réduit le nombre de guirlandes électriques, tandis que d'autres ont opté pour des lampes à huile ou des lampes à eau, une innovation écologique qui gagne en popularité.

«Mo kontan Diwali, me mo finn servi zis lalanp later sa lane-la. Pa bizin met tro lalimier pou montre nou kontan, lesansiel se lespri fet», confie une habitante de Vacoas. Entre ceux qui ont fait briller leurs maisons de toutes les lumières et ceux qui ont choisi la sobriété, une chose reste certaine: la lumière de Diwali a uni tout le monde dans la joie, tout en rappelant la nécessité d'utiliser l'énergie avec responsabilité.

La Journée mondiale de l'énergie nous rappelle qu'il est possible de profiter de la lumière sans en abuser. Dans un monde où la demande augmente plus vite que les ressources, chaque geste compte. Maurice progresse vers un avenir plus vert, avec des projets solaires, éoliens et une prise de conscience collective qui s'accélère.

En ce mois d'octobre, entre lumière de Diwali et appel à la sobriété énergétique, un message clair se dessine : célébrer la lumière, oui, mais en respectant celle de demain.

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