Sénégal: Trafic de médicaments illicites - Le pays déclare la tolérance zéro

24 Octobre 2025

Le Comité national de lutte contre le trafic illicite de produits médicaux a du pain sur planche. En réunion de coordination, mercredi 23 octobre 2025, à Dakar, cette structure veut éradiquer le trafic illicite de produits médicaux.

Le trafic de produits médicaux illicite est un phénomène qui met en danger la vie des populations. L'État du Sénégal, par le biais du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique a mis sur pied un Comité de lutte contre le trafic illicite de produits médicaux. Cette structure composée de 32 membres issus de différentes structures, dont les ministères des Finances, de l'Élevage, de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement, entre autres, a la charge de mettre fin au trafic illicite de produits médicaux (vente illégale médicaments).

En présence de pharmaciens, de parlementaires, de membres de la société civile et des associations consuméristes, du directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, etc., le président dudit comité, Dr Amath Niang, a décliné ses ambitions. « Cette lutte qui s'annonce longue et difficile nécessite des moyens et l'engagement de tous », a estimé Dr Niang. Le Directeur de l'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (Arp), Alioune Ibn Abou Talib Diouf, souligne que le signal donné est la tolérance zéro, face à la criminalité pharmaceutique au Sénégal et en Afrique de l'Ouest.

Il indique que « dans certaines zones 60% des produits qui circulent sont des faux, et le Sénégal ne devrait pas aller vers cette pente dangereuse », a-t-il déclaré. Avant de regretter : « les faux médicaments tuent nos enfants, nos économies et nos connaissances en toute illégitimité ».

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Pour Dr Amath Niang, la sanction reste l'une des mesures clés pour lutter contre ce fléau. « La vente illicite de médicaments doit être prise aux sérieux. Des sanctions lourdes », a proposé Dr Niang. Le président de l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, s'attend à ce que le gouvernement aille jusqu'au bout pour que la question du trafic de produits illicites soit définitivement réglée.

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