Cameroun: Jean de Dieu Momo recadre Issa Tchiroma - « Vous êtes forclos »

24 Octobre 2025

Dans un contexte post-électoral tendu au Cameroun, le ministre délégué à la Justice et président du PADDEC, Jean De Dieu Momo, a adressé une tribune cinglante à Issa Tchiroma Bakary, président du FSNC. Ce dernier, qui s'était précédemment auto-proclamé vainqueur du scrutin présidentiel du 12 octobre, est fermement recadré par les institutions pour ses déclarations jugées illégales .

Le ministre Momo, également figure centrale de la coalition du G20 qui soutient les institutions, a profité de cette prise de parole pour rappeler les fondements de l'État de droit et les procédures juridiques incontournables .

Le coeur de l'argumentation du ministre repose sur un principe juridique essentiel : la forclusion. En effet, Jean De Dieu Momo affirme qu'en ayant refusé de présenter un recours en réexamen devant le Conseil constitutionnel dans les délais impartis, Issa Tchiroma a de facto accepté la décision du Conseil électoral. Cette position signifie que le candidat de l'opposition est désormais forclos et ne peut plus contester les résultats via les canaux juridiques internes.

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Cette situation a des conséquences directes sur une éventuelle saisine d'une juridiction internationale, car, comme le souligne le ministre, "La saisine d'une juridiction supra-nationale repose sur le principe sacro-saint d'épuisement préalable des recours internes." Cette démonstration vise à établir une vérité juridique incontestable et à délégitimer toute tentative de contestation externe du scrutin.

Par ailleurs, Jean De Dieu Momo a vivement ironisé sur le score autoproclamé de son adversaire. Il a questionné la logique d'une victoire avec seulement 1,2 million de voix sur un corps électoral estimé à huit millions d'électeurs, demandant avec insistance où étaient passés les six millions de voix restantes.

Cette remarque s'inscrit dans une stratégie de communication plus large visant à discréditer les prétentions de l'opposition et à présenter ses arguments comme irrecevables tant sur le fond que sur la forme . En conclusion, l'appel à la paix et au respect des institutions lancé par le ministre résonne comme un message à la fois à la classe politique et à la nation tout entière, dans un pays où la crise post-électorale nécessite une résolution apaisée pour préserver la stabilité nationale .

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