Sénégal: L'Institut français de Dakar lance 'La fabrique des mots', un incubateur d'écrivains en herbe

Dakar — L'Institut français de Dakar a lancé, vendredi, "La fabrique des mots", une initiative dédiée à l"'épanouissement" et à la "professionnalisation" des écrivains en herbe, qui bénéficieront de services d'incubation de trois à douze mois.

"Pour [...] l'Institut français, il est essentiel de contribuer au renforcement des filières créatives [...] Le bon vieux écrit, le papier et l'encre font partie de cette filière créative, à côté du numérique ou de l'IA", a dit le directeur de l'Institut français de Dakar, Laurent Viguié, lors du lancement de ce programme.

Il s'agit de former les "voix littéraires africaines de demain", selon lui.

"La fabrique des mots" sera un incubateur pour les jeunes intéressés par la création littérature, qui veulent se renseigner sur l'édition, les droits d'auteur et la correction des textes", a expliqué M. Viguié.

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Il assure que ce programme va offrir aux jeunes auteurs "un espace de rencontre, de réflexion et d'audace".

"Nous espérons que ce sera un espace de maturation et d'éclosion de leur talent", a ajouté Laurent Viguié, présentant "La fabrique des mots" comme une initiative d"'encouragement" et d"'accompagnement" des jeunes auteurs.

"Nous souhaitons offrir aux lauréats des outils et des ressources avec lesquels ils pourront écrire et publier des oeuvres originales et porteuses de sens", a promis le directeur de l'Institut français de Dakar.

Quatorze jeunes écrivains en herbe ont été sélectionnés pour constituer la première cohorte de cette initiative, selon Laurent M. Viguié.

Ils sont du Congo, de la Guinée et du Sénégal. Ababacar Khouma, un étudiant en agrobusiness à l'Institut supérieur de management de Dakar et ancien enfant de troupe, Mamadou Adama Barry, Abdoulaye Kane, étudiant en finance et comptabilité, les étudiants en droit Yann Chistopher Memba et Mohamed Marem Seck, Fata Wassel Ngom, une étudiante en art dramatique à l'université Gaston-Berger, et Mame Diarra Fall, une spécialiste du droit public, en font partie.

Le journaliste culturel et directeur de la plateforme Sénégal-Njaay, Babacar Korjo Ndiaye, membre du jury, a relevé l"'excellence et la diversité des textes présentés" par les jeunes sélectionnés pour la première cohorte.

Ils ont démontré une maîtrise de la plume et ont présenté des projets littéraires intéressants, selon Ndiaye.

Il espère que les bénéficiaires des services d'incubation de "La fabrique des mots" contribueront au rayonnement de la littérature africaine et mèneront une belle carrière littéraire.

Ces lauréats, dont l'âge varie entre 18 et 30 ans, vont rencontrer collectivement ou individuellement des mentors et des écrivains accomplis au cours de la période d'incubation, selon l'Institut français de Dakar.

Des rencontres mensuelles seront organisées pour cela, a promis Laurent Viguié.

La première cohorte de "La fabrique des mots" a assisté à un cours donné par le poète et slameur camerounais Marc Alexandre Oho Bambe, dit Capitaine Alexandre, vendredi, à l'Institut français de Dakar.

Après trois mois d'incubation, seuls les 10 meilleurs lauréats poursuivront leur incubation pendant neuf autres mois.

Capitaine Alexandre a offert un spectacle, accompagné de la voix poétique de Jacqueline Scott Lemoine (1923-2011), en guise de clôture du lancement de "La fabrique des mots".

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