Les rapprochements se poursuivent au sein des groupes politico-militaires tchadiens hostiles aux autorités de N'Djamena. Ce dimanche 26 octobre 2025, dans la banlieue de Nantes, dans l'ouest de la France, le bureau politique du Fact (Front pour l'alternance et la concorde au Tchad) avait convié les représentants d'autres organisations, groupes rebelles ou mouvements de société civile. Pour la principale rébellion tchadienne, dont l'attaque sur le territoire tchadien en avril 2021 a causé la mort du président Idriss Deby, il s'agit de fédérer pour agir contre les autorités, qu'ils considèrent toujours comme illégitimes.
Après plusieurs semaines d'échanges, des représentants d'une vingtaine d'organisations ont fait le déplacement à Nantes, en France. Pas de communiqué final, mais des groupes de travail en vue d'un manifeste commun, et trois axes à creuser : politique, diplomatique et militaire.
Depuis leur échec en avril 2021, les combattants du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact) continuent de vivoter dans le sud de la Libye, après avoir vu de nombreux combattants prendre la route du Soudan et de sa rémunératrice guerre civile.
« Le choix des armes est un choix par défaut »
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L'objectif, néanmoins, n'a pas varié : les politico-militaires ayant refusé de signer l'accord de Doha en 2022 veulent toujours faire tomber le pouvoir tchadien par les armes. « Seule l'option militaire se présente aujourd'hui à nous », explique un cadre du Fact.
« Le choix des armes est un choix par défaut, un cri d'indignation, car tous les moyens pour une alternance démocratique sont épuisés », ont écrit la semaine dernière deux groupes rebelles dans un communiqué commun, les nordistes du CCMSR (Conseil de commandement militaire pour le salut de la République) et les sudistes du MPRD (Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement), tous deux représentés au rendez-vous de dimanche.
Selon l'un des participants, « les différents intervenants ont dénoncé la répression systématique des opposants » et ont appelé « à l'unité de tous les mouvements politiques et militaires afin de mener ensemble le combat pour la liberté, la justice et le changement démocratique au Tchad ».