Mali: La hausse des prix en raison du blocus jihadiste pousse les habitants de Léré à quitter la ville

Alors que les terroristes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) poursuivent leur blocus, les habitants de nombreuses localités ne peuvent faire face à l'explosion conséquente des prix de denrées. C'est d'autant plus le cas à Léré (Centre-Ouest), où les membres du Jnim avaient également donné un ultimatum aux habitants d'abandonner le village avant dimanche 26 octobre.

Malgré la présence de l'armée malienne venue sécuriser la zone, plusieurs personnes ont quitté le village de Léré, située à une soixantaine de kilomètres de la frontière mauritanienne, à cause de la hausse du prix des vivres depuis cette annonce des bandits armés.

« Les gens sont en train de quitter la ville à cause de l'ultimatum qui expire aujourd'hui, dimanche 27 octobre. Dieu merci, l'armée est là et ça rassure les habitants. Mais certains préfèrent partir quand même. La plupart de ces gens fuient la famine, puisque la dernière fois que Léré était sous blocus, au début de l'année, le prix des vivres a grimpé et nous n'avions plus rien à manger », témoigne auprès de RFI un habitant de cette localité de la région de Tombouctou.

Le prix des denrées grimpe à Léré

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« Aujourd'hui, certains peuvent encore se payer jusqu'à quatre sacs de riz pour les stocker chez eux, tandis que d'autres ne peuvent même pas s'acheter la moitié d'un sac. Et depuis l'annonce de l'ultimatum, les prix des denrées ont commencé à grimper, ajoute-t-il. Avant, on payait un sac de riz 20 000 francs CFA [30 euros, NDLR], aujourd'hui, c'est 27 500 [42 euros], voire 30 000 francs CFA [46 euros]. Voilà pourquoi certains préfèrent quitter Léré aujourd'hui. »

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