Sénégal: Dialogue social - Réplique au G7 - Mamadou Lamine Dianté défend sa « posture d'équidistance »

27 Octobre 2025

Mis en cause par les syndicats du G7 pour ses «sorties médiatiques malencontreuses et inopportunes », le président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), Mamadou Lamine Dianté, a tenu à clarifier sa position. Interpellé en marge de la cérémonie d'ouverture du 3e congrès de l'UNSAS, sur ces accusations de « propos irresponsables » et de « parti pris » portées contre lui, l'ancien syndicaliste assure n'avoir fait que son devoir en appelant à la responsabilité de toutes les parties engagées dans le dialogue social.

« Oui, je leur concède cela. C'est ça l'ingratitude d'avoir une posture équidistante », reconnaît M. Dianté, dans une déclaration en réponse au communiqué du G7. « Quand on fait une déclaration qui n'arrange pas une des parties, elle peut s'en prendre à vous. Mais nous avons toujours observé une posture d'équilibre entre les mandants », a-t-il ajouté, rejetant toute idée de parti pris.

Selon le président du HCDS, ses propos sur les grèves dans le secteur de l'éducation ont été mal interprétés. Il explique que ses interventions médiatiques s'inscrivaient dans une logique d'apaisement après le Conseil interministériel sur la rentrée scolaire, au cours duquel le Premier ministre avait pris « 33 engagements forts », notamment sur la situation des décisionnaires et la surimposition des rappels d'enseignants.

« Nous avons estimé que, de la même manière que nous avons travaillé avec le gouvernement, les syndicats devaient rendre compte à leur base des engagements pris. Si cela avait été fait, je suis convaincu qu'il n'y aurait pas eu de grève », a déclaré M. Dianté. Pour lui, rappeler ces faits relevait de sa mission : « Dire la vérité reste toujours une vertu dans ce pays. »

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Le G7, regroupant les principaux syndicats de l'éducation, avait dénoncé une tentative de « discréditer la lutte syndicale » et reproché au président du HCDS son « manque de rigueur » et ses « prises de position partisanes ». Des accusations que l'intéressé balaie d'un revers de main. « Je ne suis pas leur interlocuteur », précise-t-il. « Au ministère de l'Éducation nationale, un comité de dialogue social a été mis en place et c'est lui qui reçoit les syndicats.

Donc dire que je ne suis plus leur interlocuteur n'a aucun sens. » Mamadou Lamine Dianté appelle ainsi à dépasser les querelles personnelles pour se concentrer sur l'essentiel : la consolidation d'un dialogue social « constructif, sincère et respectueux des engagements ». Une mise au point qui vise, selon lui, à rétablir la vérité et à rappeler que le HCDS reste une institution de médiation, non un acteur partisan des débats sociaux.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.