La mesure portant interdiction de fumer dans les espaces publics, est en vigueur dans notre pays et ce, depuis maintenant quelques années. Mais dans les faits, tout se passe comme si de rien n'était.
Car, on voit des gens qui, dans des maquis, restaurants et même dans des cars de transport en commun, continuent de fumer tranquillement. Ils ne font montre d'aucun égard pour les autres qui sont non-fumeurs. Parfois, on a vu même éclater des rixes lorsque certains ont voulu rappeler à l'ordre des fumeurs. Parmi ces deniers, il faut le reconnaître, il y en a qui sont réceptifs.
Si bien que quand ils veulent fumer, ils préfèrent se retirer. Il y en a aussi qui n'hésitent pas à s'excuser lorsqu'ils se rendent compte qu'ils indisposent les autres. Mais il y en a qui se croient tout permis. Pour eux, le maquis ou le restaurant est un lieu public où peut se rendre toute personne. Il n'est donc pas question qu'en tant que client, un autre ose l'interpeller parce qu'il fume.
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Ces gens-là estiment qu'ils n'ont de leçon à recevoir de personne, même pas des tenanciers des lieux. Voyez-vous ? Ce sont des ignorants qui s'ignorent. Sinon, la loi est claire là-dessus. Elle dit qu'il est interdit de fumer dans les lieux publics clos ou ouverts. En fait, il n'y a rien de plus dangereux qu'un ignorant qui pense tout connaître et qui se refuse à toute forme d'humilité pour comprendre ce que dit la loi. C'est en cela d'ailleurs qu'il faut saluer l'action de la Police municipale de Ouagadougou qui procède désormais à des opérations de contrôle sur le terrain.
La Police municipale gagnerait à inscrire son action dans la durée
Dans les maquis et restaurants visités, ceux-là qui se permettaient de prendre des libertés avec les textes, ont été verbalisés. Ce qui est une très bonne chose en soi. Car, dans ce pays-là, il y a des gens qui sont ainsi faits qu'ils n'entendent que le langage de la force. Autrement dit, ils ne s'exécutent que quand ils y sont contraints. Du reste, pour un meilleur changement de comportements, la Police municipale gagnerait à inscrire son action dans la durée. Il faut que les uns et les autres comprennent qu'autant ils ont des droits, autant ils ont des devoirs.
Et comme on aime à le rappeler, la liberté des uns ne doit pas porter atteinte à celle des autres. Il faut donc que l'on apprenne à se respecter en vue de bâtir une société responsable et harmonieuse. Il y va de l'intérêt des uns et des autres. En fait, autant on estime que l'on a le droit de fumer, autant, on doit respecter l'autre qui a choisi de ne pas fumer. Il faut même rappeler que certains souffrent de pathologies graves de telle sorte que quand ils inhalent la moindre fumée de cigarette, ils tombent en syncope ou perdent connaissance.
On l'a souvent vu dans des cars de transport en commun ou dans certains débits de boisson. Voyez-vous ? On ne peut pas laisser prospérer de tels comportements irresponsables qui peuvent même coûter la vie à certains pour avoir accepté de subir les caprices d'un fumeur. On voit même des jeunes gens confortablement installés dans des maquis, qui fument la chicha. Les exemples sont légion dans la ville de Ouagadougou. En un mot comme en mille, la répression, pour ainsi dire, apparaît comme la panacée.