- Le président sortant Alassane Ouattara a remporté un quatrième mandat à la tête de la Côte d'Ivoire, selon les résultats provisoires.
- M. Ouattara, âgé de 83 ans, a obtenu 89,77 % des suffrages exprimés, selon la CEI.
- Le taux de participation a été estimé à environ 50 %, ce qui est inférieur aux élections précédentes à fort taux de participation, mais conforme aux récents sondages.
Le président sortant Alassane Ouattara a remporté un quatrième mandat à la tête de la Côte d'Ivoire, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI) du pays. M. Ouattara, âgé de 83 ans, a obtenu 89,77 % des suffrages exprimés, selon la CEI.
Près de neuf millions d'Ivoiriens avaient le droit de voter. Cependant, deux candidats majeurs de l'opposition - l'ancien président Laurent Gbagbo et l'ex-directeur général du Crédit Suisse Tidjane Thiam - n'ont pas pu se présenter, ce qui a laissé la place à des adversaires plus faibles.
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Le taux de participation a été estimé à environ 50 %, ce qui est inférieur aux précédentes élections à forte participation, mais conforme aux récents sondages. Les observateurs estiment que l'exclusion de rivaux importants et la faible participation reflètent à la fois la désaffection politique et les inquiétudes quant à la légitimité démocratique.
Les détracteurs de M. Ouattara l'accusent de consolider le pouvoir et de limiter une véritable concurrence, tandis que ses partisans mettent en avant son bilan en matière de croissance économique et d'amélioration des infrastructures.
Points clés à retenir
La victoire de M. Ouattara intervient à un moment charnière pour la Côte d'Ivoire, un pays qui a bénéficié d'une croissance économique régulière mais qui reste confronté au chômage des jeunes, aux inégalités régionales et aux risques sécuritaires liés au Sahel. En obtenant un quatrième mandat sans précédent, il assure la continuité de la politique et du leadership, mais soulève également des questions sur le renouveau démocratique et la gouvernance.
La mise à l'écart de personnalités de l'opposition et le cadre juridique qui a permis la candidature à un quatrième mandat contribuent à donner à de nombreux Ivoiriens l'impression que le terrain électoral était faussé. Si les projets d'infrastructure et les investissements étrangers se sont multipliés sous son mandat, ses détracteurs affirment que les bénéfices n'ont pas atteint de larges segments de la population.
Dans un contexte d'instabilité régionale et de divisions internes croissantes, le principal défi du nouveau mandat sera de transformer la domination politique en une croissance inclusive, en emplois significatifs pour les jeunes et en une confiance accrue dans les institutions. Un succès dans ce domaine pourrait stabiliser le pays ; un échec risquerait d'enraciner les frustrations et les failles sociales.