- Le président camerounais Paul Biya, âgé de 92 ans, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 12 octobre.
- Son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, serait arrivé en deuxième position avec 35,19 %, bien qu'il ait rejeté les résultats et revendiqué la victoire lui-même
- Biya est au pouvoir depuis 1982, ce qui fait de lui l'un des dirigeants les plus anciens au monde et le plus âgé.
Le président camerounais Paul Biya, âgé de 92 ans, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 12 octobre, avec 53,66 % des voix, a annoncé lundi le Conseil constitutionnel du pays. Son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, serait arrivé en deuxième position avec 35,19 %, bien qu'il ait rejeté les résultats et revendiqué lui-même la victoire.
La participation a été estimée à environ 57,7 % selon les chiffres officiels. L'élection a déjà déclenché des troubles : les forces de sécurité ont affronté des manifestants à Garoua et à Douala, et au moins quatre personnes auraient été tuées.
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M. Biya est au pouvoir depuis 1982, ce qui fait de lui l'un des plus anciens dirigeants du monde et le plus âgé. Sa réélection ouvre la voie à son maintien au pouvoir jusqu'à l'âge de 100 ans ou presque.
Points clés à retenir
La victoire de Paul Biya souligne la stabilité de longue date de son régime, mais approfondit également les questions relatives au renouvellement politique et à la légitimité au Cameroun. Après plus de quatre décennies au pouvoir et la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels en 2008, Paul Biya reste fermement en place à un moment où les jeunes générations et les forces d'opposition réclament un changement.
Le rejet des résultats par l'opposition - combiné à des rapports de violence, de restrictions d'accès à Internet et d'assemblées interdites - laisse présager d'autres troubles si les griefs persistent. Sur le plan économique, le Cameroun est confronté à des défis persistants, notamment le chômage des jeunes, la corruption et un conflit dans les régions anglophones.
Le nouveau mandat de M. Biya pourrait offrir une continuité dans la gouvernance, mais il dépendra probablement des améliorations tangibles apportées aux citoyens et de la gestion des risques sécuritaires découlant des forces séparatistes et de l'instabilité régionale. Un échec à cet égard pourrait alimenter une frustration croissante et creuser le fossé entre une élite dirigeante de longue date et une génération en quête de changement.