Congo-Brazzaville: Journée des Nations unies 2025 - Le pays salue la mémoire des pères fondateurs de l'ONU

Le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étrangers, Jean-Claude Gakosso, à l'occasion de la célébration des 80 ans de l'Organisation des Nations unies (ONU), le 28 octobre au Palais des congrès de Brazzaville, a salué la mémoire des illustres pères fondateurs qui ont légué à la postérité « ce précieux instrument de dialogue et de concertation entre les peuples, cet irremplaçable espace d'amitié et de solidarité. »

Selon le chef de la diplomatie congolaise, en créant l'ONU au sortir de la Seconde Guerre mondiale, voici 80 ans, les pères fondateurs prenaient le pari d'instaurer la coexistence pacifique entre les Etats et de promouvoir invariablement le dialogue et la solidarité entre les nations. Ils avaient aussi pris, a déclaré Jean-Claude Gakosso, le pari d'établir les principes de l'auto-détermination des peuples et de l'égalité entre les Hommes. « Les pères fondateurs entendaient ainsi non seulement instaurer de meilleures conditions de vie sur l'ensemble de la planète, mais également garantir la justice et les droits humains pour tous les peuples du monde, afin de préserver les générations futures du fléau de la guerre », a-t-il rappelé.

En inscrivant dans sa Charte comme dans le marbre le principe d'égalité des peuples et de leurs droits à disposer d'eux-mêmes, l'ONU aura, a poursuivi le ministre des Affaires étrangères, joué un rôle déterminant dans les processus de décolonisation qui allaient s'enchaîner tout au long de la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi, grâce à elle, une centaine de nouveaux États indépendants a pu, s'est-il réjoui, rejoindre la communauté internationale, dans la dignité et la souveraineté. Cependant, il a regretté le fait que certains pays ont dû passer par le « crépitement des armes et bourdonnement des canons » pour accéder à la souveraineté internationale.

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« Mais, même dans ces circonstances dramatiques, les Nations unies ont toujours été là pour négocier la paix, pour ouvrir des couloirs humanitaires, pour sauver des vies humaines, pour entretenir la flamme inextinguible de la solidarité universelle, afin d'éviter que des nations encore fragiles ne se délitent intégralement. Les Nations unies ont effectivement toujours été là pour maintenir la mobilisation de la communauté internationale dans la recherche de solutions durables aux périls collectifs, notamment par le biais de leurs opérations de maintien de la paix », a souligné Jean-Claude Gakosso.

Une coopération fructueuse avec le Congo

Face aux armes qui crépitent encore dans plusieurs parties du monde dont en Europe et au Moyen Orient, des zones où sont stockées de grandes quantités d'armes de destruction massive, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger a interpellé la conscience de la communauté internationale. « A l'assourdissante cacophonie des armes qui vient de l'Europe de l'Est, mais aussi du Moyen-Orient, du Soudan, de la Mer des Caraïbes et plus proche de nous, de la Région des Grands Lacs, nous devons opposer avec vigueur, mais toujours dans la non-violence, la limpide symphonie de la joie et la douce mandoline de la Concorde. La paix n'a pas d'alternative. Tel est invariablement notre credo », a conclu Jean-Claude Gakosso. Il a exhorté la Communauté des nations à unir plus que jamais ses efforts, dans la solidarité afin de redonner force et vigueur aux nobles idéaux de paix et de générosité humaine incarnés par les Nations unies.

Le coordonnateur résident du Système des Nations unies au Congo, Abdourahamane Diallo, a rappelé que l'ONU célèbre ses huit décennies d'engagement collectif au service de la sécurité et de la paix, des droits humains et du développement. Selon lui, l'idée fondatrice de l'ONU était claire et ambitieuse, celle de « préserver les générations futures du fléau de la guerre. » « Huit décennies plus tard, cette promesse reste au coeur de notre mission. Mais nous devons aussi le reconnaître avec lucidité : le monde d'aujourd'hui est confronté à des défis multiples et complexes-conflits prolongés, inégalités croissantes, crises climatiques, désinformation, et montée des tensions géopolitiques », a-t-il rappelé. Il a précisé que l'ONU n'est pas une entité abstraite, mais la somme de volontés humaines, de solidarités partagées, de coopérations concrètes.

Parlant des relations avec le Congo, il a indiqué que le Système des Nations unies a conduit avec le gouvernement l'évaluation indépendante de leur Cadre de coopération (2020-2026). Un document qui a mis en évidence des contributions significatives à la gouvernance inclusive, à l'accès aux services sociaux de base et au renforcement de la résilience économique et environnementale. « Ces enseignements nous permettront d'engager ensemble, avec plus d'ambition et de cohérence, la réflexion pour le nouveau cadre de coopération qui doit répondre aux aspirations du Congo et accélérer les objectifs de développement durable, à 5 ans de l'échéance de 2030 », a déclaré Abdourahamane Diallo.

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