La Tanzanie vit en ce moment l'un des tournants politiques les plus importants de son histoire contemporaine avec la tenue des élections générales. À la tête du pays, la présidente Samia Suluhu Hassan, première femme à occuper ce poste, est confrontée à un véritable test de popularité alors qu'elle sollicite un nouveau mandat, dans un climat marqué par une recomposition profonde de la vie politique nationale.
Arrivée au pouvoir en 2021 après le décès inattendu du président John Magufuli, Samia Suluhu Hassan s'est démarquée par une politique d'ouverture et de réconciliation.
Elle a lancé des réformes économiques, ouvert le pays à davantage de coopération internationale et pris des mesures pour apaiser les tensions avec l'opposition et la société civile. Sa gestion de la crise du Covid-19, son intérêt pour la promotion des droits des femmes et l'encouragement à l'innovation figurent parmi ses principaux points forts.
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Cependant, cet examen ne se déroule pas sans tension : l'opposition dénonce une surveillance renforcée, des arrestations de militants, la restriction de l'espace médiatique et un climat parfois répressif, surtout à l'approche du vote. La société civile appelle à la vigilance pour garantir la transparence et l'équité du processus électoral.
Sur le plan économique, la Tanzanie continue de miser sur ses ressources naturelles, l'agriculture, le tourisme (notamment avec les parcs du Serengeti et la réserve de Masaï Mara) et une industrie minière florissante. Les enjeux du développement, la lutte contre la pauvreté et la création d'emplois restent au coeur des débats électoraux.
L'examen de 2025 est donc crucial : il incarne à la fois l'espoir de continuité dans la stabilité, l'ouverture et la modernisation, mais révèle aussi la persistance de certains défis institutionnels. La Tanzanie, forte de sa diversité culturelle et linguistique, aura à choisir la voie qu'elle souhaite pour les années à suivre.
Le pays se trouve ainsi sous le regard attentif du continent africain et de la communauté internationale, qui aspire à voir émerger un modèle démocratique solide, inclusif et respectueux des droits fondamentaux.