Le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni ce jeudi, a condamné l'attaque menée par les Forces de soutien rapide contre Al Fasher et les crimes commis contre les civils.
Le Conseil de sécurité a réaffirmé son rejet de l'établissement d'un gouvernement parallèle dans les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (FSR).
Dans une déclaration publiée jeudi par le Président du Conseil, Vassili A. Nebenzia, représentant de la Fédération de Russie, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur vive préoccupation face à l'escalade de la violence à Al Fasher et dans ses environs, au Nord Darfour.
La déclaration ajoute que les membres du Conseil de sécurité ont condamné l'attaque des FSR contre Al Fasher et ses conséquences dévastatrices pour la population civile.
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Le communiqué précise que les membres du Conseil de sécurité ont fait référence à la résolution 2736 (2024), qui exige la levée du siège d'Al Fasher par les Forces de soutien rapide (FSR), appelle à un cessez-le-feu immédiat et exhorte à la désescalade de la situation à Al Fasher et dans ses environs, où la famine et l'insécurité alimentaire aiguë s'aggravent. Ils ont vivement exhorté les FSR à appliquer les dispositions de cette résolution.
Le communiqué ajoute que les membres du Conseil de sécurité ont également condamné les atrocités qui auraient été commises par les FSR contre la population civile, notamment les exécutions sommaires et les arrestations arbitraires, et ont exprimé leur vive préoccupation.
Le Conseil s'inquiète du risque croissant d'atrocités généralisées, y compris à caractère raciste.
Il a ajouté que les membres « ont exigé que tous les auteurs de violations rendent des comptes », soulignant que les membres du Conseil de sécurité ont exigé la protection des civils et le respect de leurs obligations en vertu du droit international, notamment du droit international humanitaire, et de la résolution 2736 (2024), ainsi que le respect de leurs obligations au titre de la Déclaration de Djeddah, et le respect et la protection du personnel, des locaux et des biens humanitaires, conformément à leurs obligations en vertu du droit international.
La déclaration poursuit en indiquant que les membres du Conseil de sécurité ont appelé toutes les parties à permettre et à faciliter un accès humanitaire sûr et sans entrave, conformément au droit international.
Ils ont appelé à la protection des civils et à l'octroi d'un passage sûr à ceux qui tentent de quitter la ville.
Les membres du Conseil de sécurité ont souligné que la priorité est que les parties reprennent les pourparlers en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à un processus politique global, inclusif et mené par les Soudanais.
Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté tous les États membres à s'abstenir de toute ingérence extérieure susceptible d'attiser les conflits et l'instabilité, à soutenir les efforts en faveur d'une paix durable, à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à mettre en oeuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2791 (2025).
Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé sans équivoque leur attachement indéfectible à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Soudan.
À cet égard, le Conseil de sécurité a réitéré son rejet de l'établissement d'une autorité gouvernementale parallèle dans les zones contrôlées par les milices des Forces de soutien rapide.