Angola: Le gouvernement fixe le prix du mètre carré de terrain à 1 500 kwanzas

Luanda — En Angola, le prix des terrains urbains s'élèvera désormais à 1 500 kwanzas le mètre carré, tandis que celui des terrains ruraux atteindra 15 000 kwanzas l'hectare, selon le nouveau régime de tarification proposé par le Conseil des ministres.

Selon le ministre des Travaux publics, de la Construction et du Logement, Carlos Alberto dos Santos, en marge de la 10e session ordinaire du Conseil des ministres, présidée par le président de la République, João Lourenço, ces nouvelles valeurs serviront de référence pour l'attribution des terres, ajustées en fonction du type d'usage et des infrastructures existantes.

« Il est essentiel de rappeler que les terrains urbains ont désormais une valeur de base de 1 500 kwanzas par mètre carré et les terrains ruraux de 15 000 kwanzas par hectare. À partir de cette date, des coefficients s'appliqueront en fonction de leur destination : logement, services ou agriculture », a expliqué le ministre.

Cette nouvelle législation s'inscrit dans un ensemble de trois mesures approuvées par l'exécutif, visant à moderniser et à réglementer le secteur foncier.

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La première a créé le Numéro d'Identification de la Parcelle (NIP), qui attribue à chaque parcelle un document contenant des informations complètes sur sa localisation et ses caractéristiques.

La deuxième a instauré un guichet unique pour les concessions foncières, faisant des administrations municipales le point d'entrée et de traitement unique des demandes, tant en zones urbaines que rurales.

« Grâce à ce guichet unique, nous évitons les conflits et les chevauchements de responsabilités. Désormais, l'ensemble du processus est assuré par l'administration municipale, qui coordonne ses activités avec les autres organismes gouvernementaux », a souligné Carlos Alberto dos Santos.

Le ministre a également déclaré que le nouveau régime vise à valoriser les terres et à lutter contre l'inactivité foncière, en imposant des sanctions progressives aux propriétaires qui n'exploitent pas leur terres.

Cette mesure, a-t-il déclaré, vise à encourager une utilisation productive et rationnelle des terres, garantissant une plus grande transparence et une plus grande efficacité dans la gestion foncière.

Ce modèle, a-t-il renchéri, permettra également aux administrations municipales d'augmenter leurs propres recettes, qui pourront être utilisées pour des projets d'intérêt public local, contribuant ainsi au développement communautaire et à l'amélioration des services fournis à la population.

« L'État bénéficie de la régulation de l'utilisation des terres, et les administrations locales obtiennent des ressources supplémentaires qu'elles peuvent orienter vers les besoins de leurs communautés », a conclu le ministre.

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