Soudan: Le pays appelle le conseil de sécurité à classer la milice des FSR comme organisation terroriste

Le Soudan a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à classer la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR) comme organisation terroriste, conformément aux normes internationales de lutte contre le terrorisme, et à criminaliser toute personne qui la soutient, lui fournit des armes, des mercenaires ou des drones, ou lui permet de traverser leurs frontières.

Lors d'une déclaration présentée aujourd'hui devant le Conseil de sécurité sur fond des événements survenus dans la ville d'El Fashir, l'ambassadeur permanent du Soudan auprès des Nations unies, l'ambassadeur Al-Harith Idris, a appelé à une condamnation explicite et ferme des massacres commis par la milice des FSR, ses mercenaires étrangers et ses soutiens régionaux, dans la ville d'Al Fashir et à travers tout le Soudan, utilisant un langage clair et incisif.

Il a demandé au Conseil de sécurité d'imposer des sanctions ciblées à toute personne finançant la milice, lui fournissant des armes ou lui offrant un refuge sûr, que ce soit des États ou des individus connus du Conseil, et d'engager une enquête sur le génocide des habitants d'Al Fashir afin de promouvoir la responsabilité, notant que la milice profère quotidiennement des menaces de massacres.

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Al-Harith a également appelé à l'application intégrale des résolutions du Conseil de sécurité 2736 (2024) et 1591 (2005), soulignant que des témoins au Darfour ont confirmé la participation de certains pays voisins aux meurtres de civils en soutien à la milice.

Par ailleurs, il a exhorté le Conseil à soutenir la feuille de route présentée par le gouvernement soudanais au Secrétaire général des Nations unies et à soutenir le gouvernement de transition actuel, qui repose sur un cessez-le-feu permanent, ainsi que sur le désarmement et la reddition de la milice.

L'ambassadeur a également appelé à condamner les interventions de l'aviation étrangère qui, la semaine dernière, ont soutenu les opérations de la milice, ciblant les positions de la 6e brigade d'infanterie et utilisant des agents neurotoxiques interdits internationalement dans la ville d'Al Fashir et ses environs.

Dans sa déclaration, l'ambassadeur a précisé qu'aucune négociation n'aura lieu avec cette milice terroriste tant qu'elle n'aura pas déposé les armes et cessé son agression contre le peuple soudanais.

Il a ajouté : « Il est impossible de parler de paix dans un contexte de massacres et de génocide, et le peuple soudanais ne tolérera aucun dialogue avec ceux qui ont commis les crimes de guerre les plus atroces, les crimes contre l'humanité et le génocide, ni leur participation au gouvernement, comme le souhaitent certains pays occidentaux. Le Soudan résistera au projet de démantèlement international et à ses soutiens régionaux et internationaux, en comptant sur la légitimité du droit de légitime défense selon la Charte des Nations unies. »

Al-Harith a souligné que le silence continu de la communauté internationale face aux crimes commis par la milice et ses parrains régionaux ne doit pas être interprété comme de la neutralité, mais comme une complicité honteuse par l'omission et l'incitation implicite, et que le peuple soudanais ne pardonnera pas ceux qui ont causé ces catastrophes et ignoré ses souffrances et son déplacement.

Enfin, il a affirmé que le Soudan exige le rétablissement des standards éthiques sur lesquels cette organisation internationale a été fondée, afin que le Conseil de sécurité adopte une position courageuse, conforme aux principes de la Charte des Nations unies qui prohibent l'agression extérieure et protègent les peuples contre le génocide.

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