Madagascar: Affidavit de l'homme d'affaires - La FCC réclame plus de temps

L'audience en chambre dans l'affaire opposant Mamy Ravatomanga à la FCC s'est tenue brièvement hier matin en Cour suprême. L'équipe légale de l'homme d'affaires malgache a indiqué que toutes ses demandes figurent déjà dans l'affidavit juré le 23 octobre, tandis que la FCC a sollicité plus de temps pour y répondre. L'affaire a ainsi été renvoyée au 19 novembre.

Au centre du dossier figure le Criminal Attachment Order émis le 15 octobre, gelant plusieurs comptes et avoirs de Mamy Ravatomanga et de son épouse Ramy Nivo Haingonorina Rakotoniary, dans l'enquête pour blanchiment d'argent présumé. Dans leur affidavit, préparé par Me Gilbert Noël, les requérants demandent la révocation de l'ordre, la suspension de l'enquête, la levée du report on departure et la communication du rapport ayant déclenché la procédure. L'argument repose sur le classement sans suite du Parquet national financier à Paris, daté du 25 juillet 2023, qui avait mis fin à une enquête ouverte en 2015 pour blanchiment, fraude fiscale et corruption.

Le lendemain de cette déposition, soit le 24 octobre, Mamy Ravatomanga avait été arrêté à la clinique où il demeure hospitalisé sous surveillance policière. Le même jour, son employé Christian Thomas, 38 ans, superviseur au Sodiat Group, avait été inculpé pour conspiration, la FCC lui reprochant d'avoir tenté de dissimuler quelque 20 milliards de dollars via le système informatique d'une banque.

Le camp Ravatomanga dénonce les conditions dans lesquelles il demeure à la clinique car il ne trouverait pas le sommeil avec un policier posté dans sa chambre. «Cela aggrave son état de santé, il aurait 40 % de chances de faire une crise cardiaque selon son cardiologue» nous dit-on. Quatre médecins du ministère de la Santé ont d'ailleurs confirmé les préoccupations autour de sa santé.

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