Luanda — Le président de la République, João Lourenço, a déploré ce vendredi à Luanda l'attitude de certains citoyens qui, plus de vingt ans après l'instauration de la paix, persistent dans un comportement victimaire et d'exclusion volontaire, une posture contraire aux aspirations de la majorité du peuple angolais.
S'exprimant lors de la 9e session ordinaire du Comité central du MPLA, en sa qualité de président du parti, il a rappelé que le pays avait surmonté le conflit armé il y a 23 ans et instauré une paix définitive, soulignant que tous les Angolais ont le droit inaliénable à la pleine citoyenneté et à la participation au développement national.
« Nous constatons que, même sans raison ni fondement réel, certains compatriotes s'obstinent dans un comportement victimaire et d'exclusion volontaire permanent, une attitude qui ne contribue en rien à la paix et à la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
João Lourenço a averti que cette position révèle un agenda politique « caché et inquiétant » pour l'avenir du pays, et a appelé tous les citoyens à renoncer aux comportements qui contredisent le sentiment d'unité et de réconciliation de l'immense majorité des Angolais.
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Le dirigeant du MPLA a réaffirmé l'engagement de son parti à préserver la paix acquise et à promouvoir la réconciliation nationale dans tous les domaines de la vie politique et sociale.
« Le progrès de notre pays exige la contribution de tous : partis politiques, églises, entreprises, associations professionnelles, syndicats et citoyens attachés à la patrie et à la nation angolaise », a-t-il souligné.
João Lourenço a également salué les initiatives de personnes et d'institutions de la société civile et des églises qui, de bonne foi, promeuvent la paix, l'harmonie et le débat sur les voies de la réconciliation nationale.
João Lourenço a rappelé que, depuis la proclamation de l'indépendance le 11 novembre 1975, sous la direction du président António Agostinho Neto, le pays a traversé des périodes de grands défis, mais a su préserver la flamme de la liberté et consolider son destin souverain.
Il a affirmé que l'instauration d'une paix définitive le 4 avril 2002 constituait le deuxième plus grand accomplissement historique de l'Angola après l'indépendance et avait ouvert la voie à la réconciliation nationale et au pardon mutuel entre les Angolais.
Dans ce contexte, il a souligné le rôle du président José Eduardo dos Santos, auquel il a attribué le mérite d'architecte de la paix.
Il a insisté sur le fait que le processus de réconciliation s'est poursuivi avec l'exhumation et le transfert de la dépouille de Jonas Malheiro Savimbi sur son lieu de naissance, un acte qui a restitué à sa famille le droit d'offrir une sépulture digne au fondateur de l'UNITA.
Le chef du MPLA a également souligné les excuses publiques présentées par le Président de la République à toutes les familles des victimes des conflits politiques survenus dans le pays entre 1975 et 2002, une mesure qui renforce l'esprit de réconciliation et la consolidation de la paix.
Dans la foulée, il a mis en avant la création de la Commission interministérielle pour la mise en oeuvre du Plan de réconciliation à la mémoire des victimes des conflits politiques (CIVICOP), qui oeuvre sous la devise « Pardonner et accueillir », avec pour objectif de promouvoir le pardon, la vérité historique et la cohésion nationale.
« Ces faits témoignent de notre engagement sincère en faveur de la paix et de la réconciliation nationale, car nous sommes convaincus que c'est seulement dans ce contexte qu'il est possible de reconstruire et de développer le pays », a déclaré João Lourenço.
Parmi les sujets analysés lors de cette session figurent le contenu local dans les secteurs des ressources minérales, du pétrole et du gaz.
Le Comité central discutera également du programme politique pour 2026, en mettant l'accent sur les actions préparatoires au Congrès ordinaire, qui servira de base à la préparation des élections générales de 2027.