Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté vendredi une résolution majeure affirmant que l'autonomie authentique du Sahara occidental sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste et crédible pour mettre un terme au conflit qui oppose depuis plus de 50 ans le Maroc au Front Polisario, soutenu par l'Algérie.
Ce vote marque un tournant diplomatique majeur pour Rabat, qui milite depuis des années pour la reconnaissance internationale de son plan d'autonomie présenté dès 2007 à l'ONU, et salué depuis par de nombreux pays à travers le monde.
La résolution, rédigée par les États-Unis, appelle les différentes parties à s'engager dans des négociations sérieuses sur la base du plan marocain. Un plan qui prévoit une large autonomie pour la région du Sahara occidental, avec ses propres institutions législatives, exécutives et judiciaires, tout en maintenant la souveraineté du Royaume chérifien sur les questions de défense, de diplomatie et de religion.
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Le Togo figure parmi les pays africains qui ont constamment soutenu la position du Maroc sur la question du Sahara occidental. En juillet 2022, Lomé a officiellement exprimé son soutien à la solution d'autonomie marocaine, la qualifiant de « réaliste, sérieuse et crédible », à l'occasion d'une visite du ministre togolais des Affaires étrangères à Rabat.
Ce soutien s'inscrit dans le cadre d'une relation bilatérale en plein essor entre les deux pays, fondée sur la coopération sud-sud, la solidarité africaine et une vision commune pour la stabilité régionale. Le Togo a également pris part à diverses réunions internationales et africaines défendant la solution marocaine, et plusieurs déclarations officielles ont réitéré cette position constante.
Une défaite diplomatique pour l'Algérie et le Polisario
La résolution onusienne constitue une désaveu cinglant pour l'Algérie, qui soutient le Front Polisario dans ses revendications séparatistes, ainsi qu'un recul pour la diplomatie du mouvement indépendantiste sahraoui.
Alors que le texte appelle à une solution politique réaliste et mutuellement acceptable, il écarte la tenue d'un référendum d'autodétermination - revendication principale du Polisario - au profit d'un compromis fondé sur l'autonomie sous souveraineté marocaine.
L'Algérie, qui n'a pas pris part au vote, s'est contentée de dénoncer une résolution « déséquilibrée » et de défendre une ligne de plus en plus isolée sur la scène internationale.
Ce vote conforte la montée en puissance du Maroc sur le plan diplomatique et vient renforcer l'axe de coopération Rabat-Lomé, alors que plusieurs autres pays africains, européens et arabes rejoignent progressivement la dynamique d'appui au plan d'autonomie.
Dans un contexte géopolitique en pleine recomposition, la reconnaissance de plus en plus large du plan marocain confirme le recul de l'option séparatiste et laisse entrevoir une issue durable à l'un des plus vieux conflits d'Afrique.