Ile Maurice: Le GM financera la réhabilitation du cimetière de Saint-Jean

Le gouvernement a annoncé qu'il financera la réhabilitation et la réparation des 512 tombes du cimetière de Saint-Jean à Quatre Bornes, endommagées lors des inondations du 8 novembre 2023 et du 14 janvier 2024.

Ce projet comprend également le renforcement des murs de soutènement et des infrastructures périphériques du cimetière. L'annonce a été faite par le ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness, lors d'une conférence de presse tenue le jeudi 30 octobre à Citadelle Mall à PortLouis, en présence du Deputy Speaker, Veda Baloomoody, de la Chief Whip, Stéphanie Anquetil, du maire de Quatre-Bornes, Brian Kinou, ainsi que du père Eddy Coosnapen, curé de la paroisse de Saint-Jean.

Selon le ministre Gunness, la décision de financement fait suite à une réunion tenue le 16 octobre 2025 entre le ministère et la paroisse, durant laquelle un rapport technique détaillé a été présenté. Ce rapport, élaboré par une équipe d'architectes, d'ingénieurs et de Quantity Surveyors, a été ensuite soumis au Conseil des ministres, qui a approuvé le projet après évaluation des coûts jugés «raisonnables et appropriés».

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«Après les inondations, un mur s'est effondré, causant d'importants dégâts aux tombes et à l'infrastructure. Il est probable que ces incidents soient liés aux travaux du métro effectués dans la région», a indiqué le ministre. «Nous comprenons la valeur émotionnelle et culturelle de ce lieu de repos. Le gouvernement fera le nécessaire pour permettre aux familles de retrouver la paix et le respect dus à leurs défunts», a-t-il ajouté.

Veda Baloomoody, pour sa part, a exprimé une vive émotion en évoquant la situation dramatique vécue par les familles touchées. «Elles ont vu les tombes de leurs proches emportées par les eaux. Certaines n'ont même pas pu retrouver les restes de leurs défunts. Ce fut un choc profond. Aujourd'hui, nous saluons la décision du gouvernement de venir en aide à ces familles qui n'avaient pas les moyens de reconstruire seules», a-t-il déclaré. Il a également rappelé la valeur historique et patrimoniale du cimetière de Saint-Jean, où reposent de nombreuses personnalités mauriciennes.

Pour Stéphanie Anquetil, cette initiative représente plus qu'une simple restauration matérielle. «Ce n'est pas seulement remettre des pierres en place. C'est aussi réparer la souffrance et la blessure morale vécues par tant de familles. Derrière chaque tombe, il y a une histoire, un lien, une mémoire collective.» Elle a également souligné la symbolique du moment, à l'approche de la fête de la Toussaint et de la commémoration des défunts : «Des milliers de Mauriciens viendront se recueillir à Saint-Jean. Ils pourront désormais le faire avec un coeur apaisé.»

De son côté, le père Eddy Coosnapen a exprimé sa gratitude envers le gouvernement et les autorités concernées. «Nous avons vécu deux années de souffrance, de tristesse et d'attente. Voir ce projet se concrétiser est un grand soulagement pour toutes les familles. Le cimetière de SaintJean, vieux de près de deux siècles, est un lieu de mémoire nationale. Sa réhabilitation est un devoir de respect envers les générations passées», a-t-il souligné.

Les travaux, qui seront supervisés par la paroisse de Saint-Jean, avec le soutien technique du ministère, devraient durer environ six à huit mois. Le ministre Gunness a assuré que les fonds seront débloqués rapidement afin que le chantier démarre sans délai. Malgré un contexte économique difficile, il a insisté sur la priorité donnée aux projets d'intérêt communautaire : «Nos priorités sont claires : permettre à nos citoyens, vivants comme défunts, de reposer en paix et dans la dignité.»

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