Tanzanie: Les réactions se multiplient sur la gestion du processus électoral et les violences

En Tanzanie, alors que la présidente Samia Suluhu Hassan - tout juste réélue avec près 98% des voix - a fermement condamné les manifestations des derniers jours, les réactions et les critiques, notamment de l'Union européenne (UE) et de la fondation Mo Ibrahim, se multiplient sur la gestion du processus électoral et les violences. L'opposition politique a évoqué un bilan de 800 morts, à la suite de la répression des manifestants.

Partenaire de longue date de la Tanzanie, notamment dans un programme de lutte contre la pauvreté, l'UE a, ce dimanche 2 novembre, véritablement tapé du poing sur la table. Aucune félicitation n'est adressée à la présidente sortante. Dans le communiqué, il est indiqué : « les informations fiables faisant état d'un nombre important de morts et de blessés graves sont extrêmement préoccupantes. »

L'instance s'inquiète aussi des violences, des enlèvements, de la coupure d'internet et d'informations faisant état d'irrégularités dans le processus électoral. La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, appelle ainsi à la « libération de tous les responsables politiques détenus ».

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Dans la foulée, c'est la fondation Mo Ibrahim - qui oeuvre pour la bonne gouvernance - qui a fustigé le pouvoir de Samia Suluhu Hassan.

Titré « Madame la Présidente, ceci est inacceptable », le communiqué liste les dérives autoritaires et souligne : « une élection qui exclut les partis d'opposition n'est ni juste ni légitime ; la colère qui règne dans la rue est compréhensible et prévisible ».

Les responsables de la fondation qui se disent consternés, rappellent à Samia Suluhu Hassan que la sous-région est déjà en proie à de nombreux conflits et que la stabilité et le respect des droits en Tanzanie sont donc essentiels.

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