De Kéké Kassiry (Ziguéhi, Gnama-gnama) au Rap ivoire en passant par la vague Zouglou et le Coupé- Décalé, la jeunesse a trouvé sa propre voix. Mais à l'heure du buzz et des likes, la musique ivoirienne urbaine souffre parfois d'un manque d'exigences artistiques. Les singles se succèdent, les clashs font le show, les millions de vues remplacent l'inspiration.
Buzz, clash, nombre de vues, amateurisme, clans, grosses cylindrées sont aujourd'hui les pratiques les mieux partagées dans le paysage musical ivoirien. Au point que la médiocrité a pris le pas sur la qualité artistique.
La qualité vocale, les textes, la carrière artistique ne sont plus de vrais critères d'appréciation. Même le Zouglou qui tire son essence de la critique sociale est réduit aux complaintes amoureuses et la vie de galère. Le Coupé-décalé, l'Afro-trap, le Rap ivoire, quant à eux, mènent la barque de l'amateurisme. Au grand dam de la grande musique ivoirienne qui perd sa qualité, son excellence au profit de la médiocrité artistique et musicale.
Cette nouvelle race de chanteuses et de chanteurs dicte sa loi aux vrais artistes à voix et à textes. Au final, la musique urbaine souffre cruellement du manque de bons artistes, adeptes de belles mélodies, de beaux textes et beaux chants