Dans son édition de lundi, Togo Matin s'intéresse à un phénomène préoccupant : l'usage croissant de produits éclaircissants par les femmes.
Ce que l'on appelle communément « dépigmentation » ou parfois à tort « soins de beauté » continue de gagner du terrain, porté par des normes esthétiques artificielles, une pression sociale persistante et surtout un cruel manque d'information sur les dangers encourus.
Selon le journal, cette tendance est loin d'être un fait isolé. Elle traverse les frontières et concerne l'ensemble du continent africain. Mais au Togo, les professionnels de santé tirent la sonnette d'alarme : les conséquences dermatologiques, endocriniennes et même psychologiques sont bien réelles. Togo Matin souligne que ces produits - souvent composés d'hydroquinone, de corticoïdes ou de mercure - sont parfois achetés dans des circuits informels, sans aucune régulation ni contrôle qualité.
Le quotidien interroge également la responsabilité collective : celle des marques qui banalisent ces pratiques, des réseaux sociaux qui véhiculent des standards de beauté déconnectés de la réalité, mais aussi celle des pouvoirs publics dont les campagnes de sensibilisation restent limitées.