Les alertes concernant Mamy Ravatomanga auprès de la Financial Crimes Commission (FCC) se multiplient, avec de nouvelles informations pour dénoncer les pratiques de l'homme d'affaires. Proche de l'ancien président malgache, Andry Rajoelina, il est accusé de détournement de fonds et de blanchiment d'argent estimés à USD 4,5 milliards, soit environ Rs 206 milliards.
Les signalements reçus au siège du Réduit Triangle évoquent une affaire de corruption et de blanchiment aux dimensions internationales. Parmi les éléments rapportés figure la vente controversée de Boeing 777 malgaches à l'Iran, une transaction qui aurait contourné des sanctions internationales. Cette opération est également examinée par le Federal Bureau of Investigation américain.
Au cours de la semaine dernière, les documents fournis à la FCC sont considérés comme des preuves importantes. L'institution devra établir le rôle exact de Mamy Ravatomanga dans la vente de ces appareils, qui auraient été obtenus par la compagnie iranienne Mahan Air en juillet 2025, après la délivrance de certificats d'immatriculation provisoires par l'Aviation civile malgache.
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Toutefois, les autorités malgaches évoquent l'existence de certificats falsifiés dans ce dossier. Dans le cadre de l'enquête, Madagascar avait dépêché Fanirisoa Ernaivo, devenue la ministre de la Justice, à Maurice pour coopérer avec la FCC. Elle avait remis des informations et des documents présentés comme preuves dans les dénonciations visant l'homme d'affaires.