Réunis à Lomé pour une session du Comité des experts, les responsables du Conseil de l'Entente ont lancé un appel fort à la réforme de l'organisation.
Le secrétaire exécutif Ali Idi a exhorté les États membres à réinventer l'institution pour mieux répondre aux défis actuels et renforcer son impact sur la paix, la solidarité et le développement en Afrique de l'Ouest.
Ali Idi a exprimé son inquiétude face à un contexte régional tendu, marqué par l'insécurité, des pressions économiques, et des attentes sociales croissantes. Le Burkina Faso et le Niger restent particulièrement exposés à la menace terroriste, avec de lourdes conséquences humaines et économiques.
Face à cette situation, le secrétaire exécutif a appelé à une action collective renforcée, à travers des initiatives de dialogue, de coopération et de solidarité pour préserver la paix et soutenir les populations. Il a plaidé pour que le Conseil reste un outil actif de fraternité régionale, fidèle à ses valeurs fondatrices.
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Le Togo, qui assure la présidence tournante de l'organisation, a également dressé un bilan lucide : les ambitions sont grandes, mais les moyens ne suivent pas.
Selon Ousmane Afo Salifou, président du Comité des experts, les exercices budgétaires 2024 et 2025 ont été sérieusement affectés par un manque persistant de ressources, empêchant l'exécution complète des programmes prioritaires.
Le Conseil de l'Entente regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger et le Togo.