Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a bouclé la phase de réception des candidatures pour les législatives.
La direction du parti, dans un élan démocratique, avait invité les militants intéressés de porter ses couleurs à l'hémicycle à se signaler du 28 octobre au 30 octobre.
Le siège des houphouëtistes, dès cette annonce, avait été pris d'assaut par les potentiels candidats. Jeunes, femmes, cadres, piles de dossiers sous la main, défilaient à la rue Lepic, à Cocody, pour faire acte de candidature.
Le secrétariat exécutif adjoint chargé des élections, présidé par Doumbia Brahima, avait mis en place une équipe pour recevoir les postulants.
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Le regain d'intérêt pour ce scrutin s'est traduit par la forte affluence, en dépit du paiement d'une caution non remboursable de 500 000 FCfa.
Une source révèle que ce montant a été fixé pour décourager les candidatures fantaisistes. Cela, en vue d'avoir des hommes et des femmes assez représentatifs dans leurs bases et à même de défendre valablement les couleurs du Rhdp. La phase de réception bouclée, place à l'examen des dossiers et aux choix.
La cohésion du parti au pouvoir, à chaque échéance de ce genre, est mise à mal. Cela, à travers une pléthore de candidatures indépendantes issues de ses rangs. Cette année encore, le Rhdp n'est pas à l'abri de la menace. Car des cadres, leaders et simples militants estiment être délaissés au profit des « personnalités parachutées ».
Il faut dire que ces candidatures indépendantes traduisent souvent des problèmes de leadership local et des rivalités entre factions internes. Une chose est certaine, l'implantation du Rhdp couvre l'ensemble du territoire national.
Aussi sont-ils nombreux à vouloir porter ses couleurs.
Tous veulent concourir sous la bannière du parti au pouvoir.
Il faut un arbitrage serré, en tenant compte des réalités du terrain pour choisir le bon candidat et réduire au maximum les frustrations.