Sénégal: Marche pacifique du FDR, vendredi 31 octobre, à Dakar - Samba Sy appelle l'opposition à « l'union des forces »

3 Novembre 2025

Le Front pour la défense de la République (Fdr) a tenu, à Dakar, sa première grande marche le 31 octobre dernier en présence de plusieurs personnes. Le coordinateur du Fdr, Samba Sy, qui s'est félicité du bon déroulement de cette marche a appelé les militants de l'opposition à « l'union des forces » pour « faire face au régime en place qu'il a accusé d'avoir plongé le pays dans une impasse multidimensionnelle.

Pari réussi pour le nouveau Front pour la défense de la République (FDR). Lancé par une frange de l'opposition sénégalaise en février dernier, le FDR a réussi à fédérer l'ensemble de l'opposition autour de sa marche pacifique du vendredi 31 octobre à Dakar, qui s'est déroulée sans incident sur l'avenue Bourguiba. Du Score Liberté 1 au Rond-point Jet d'Eau, les militants ont bravé la forte chaleur, dénonçant, au son de sifflets et de vuvuzelas, la cherté de la vie et l'augmentation du prix de l'électricité (« woyafal »), sous la surveillance des forces de l'ordre. Prenant la parole après ses collègues, leaders des partis membres du FDR qui se sont succédé sur le podium, le coordinateur du FDR, Samba Sy, a salué cette « belle mobilisation », qu'il considère comme « un signal fort adressé aux autorités ». Poursuivant son propos, Samba Sy, par ailleurs leader du Parti de l'indépendance et du travail (PIT), a appelé ses camarades de l'opposition à « l'union des forces » pour, dit-il, « faire face au régime en place, accusé d'avoir plongé le pays dans une impasse multidimensionnelle ».

« Toutes les personnes averties savent que le Sénégal traverse des difficultés. L'économie est à l'arrêt, notre pays se déconstruit. Trente mille employés ont été licenciés simplement parce qu'ils ne sont pas membres du parti PASTEF. On a trompé les Sénégalais », a-t-il lancé à une foule surexcitée, scandant des slogans hostiles au régime, notamment contre l'actuel Premier ministre, appelé à démissionner.

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Moult personnes ont répondu présentes à cette première manifestation contre « la mauvaise gouvernance, l'injustice, la répression des opposants et des journalistes », et pour réclamer la libération des prisonniers politiques. Casquettes et drapelets à l'effigie de leur formation politique pour la plupart, les militants ont dénoncé tout au long de leur parcours la gestion du régime en place. Outre des messages dénonçant la détérioration du pouvoir d'achat, la plupart des pancartes ont également servi à soutenir les responsables de l'opposition en détention préventive par les nouvelles autorités, dans le cadre de la reddition des comptes, à l'image de Farba Ngom et Moustapha Diop, pour ne citer que ceux-là.

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