Cameroun: 43 ans de Biya - Fête de la victoire et du pouvoir sous tension post-électorale 2025

Président camerounais Paul Biya
3 Novembre 2025

Le Cameroun s'apprête à vivre un moment de double symbolique orchestrée par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Un communiqué de presse signé par le Secrétaire Général du Comité Central, Jean Nkuete, en date du 3 novembre 2025, annonce la célébration imminente du 43e anniversaire de l'accession de Paul Biya à la Magistrature Suprême (6 novembre 1982). Cet événement revêt une importance particulière puisqu'il coïncide avec la prestation de serment du Président fraîchement réélu lors du scrutin du 12 octobre 2025.

Le texte du RDPC dépeint une "détermination de nos compatriotes à poursuivre le développement du Cameroun dans la paix, l'unité nationale, l'harmonie et la stabilité institutionnelle, sous la bannière de la Grandeur et de l'Espérance". Cette tonalité se veut solennelle et populaire, invitant militants, alliés et sympathisants à une "joie, populaire, jubilation et strict respect pour les lois et règlements de la République". Pour les partisans, cette célébration est un nouveau couronnement de la stabilité politique camerounaise.

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Cependant, cette fête de la longévité se déroule dans un climat social et politique particulièrement lourd. L'élection présidentielle de 2025, qualifiée "d'historique" par le parti au pouvoir, est contestée par l'opposition et la société civile, comme en témoignent les vagues de manifestations et les arrestations signalées. L'officialisation du huitième mandat du Chef de l'État pour une durée le portant au pouvoir jusqu'en 2032 intervient alors que le pays fait face à des défis majeurs, notamment une économie fragile et une perception de corruption persistante.

Pour un référencement naturel efficace, il est crucial de souligner le contraste entre l'autosatisfaction affichée par le parti et la réalité des tensions sur le terrain. L'appel du RDPC au "strict respect pour les lois et règlements" résonne étrangement au regard des préoccupations soulevées par l'ONU et d'autres organisations concernant la répression post-électorale et les libertés fondamentales.

La volonté du régime de fêter bruyamment ce double événement (accession au pouvoir et investiture) est un puissant message adressé tant à l'opposition interne qu'à la communauté internationale : le système Biya perdure, fort de sa détermination.

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