Tunisie: IRD - La mobilité scientifique en chiffres

Tunis — A peu près, seize doctorants tunisiens sont actuellement encadrés par des chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) qui finance, aussi, seize bourses destinées à des doctorants tunisiens préparant une thèse en cotutelle, a indiqué Gilles Pecassou, directeur général délégué de l'institut, dans une interview accordée à l'agence TAP.

Ces bourses permettront aux bénéficiaires d'effectuer des séjours scientifiques dans des universités françaises, a-t-il précisé.

"Nous avons également plusieurs dizaines de mission qui permettent chaque année à des chercheurs français de venir travailler en Tunisie pendant 2 à 3 mois au sein d'institutions tunisiennes", a indiqué Pecassou.

L'IRD prend, également, en charge des chercheurs français résidant en Tunisie, expatriés et travaillant sur place. "Nous comptons également de nombreux chercheurs qui profitent de la proximité géographique pour effectuer régulièrement des allers-retours entre la Tunisie et la France", a-t-il ajouté.

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Pecassou a tenu à souligner "le lien humain fort » tissé entre les membres des communautés scientifique et académique des deux pays, rendu possible grâce à cette mobilité constante.

L'importance de la recherche scientifique

Selon Pecassou, la place de la science dans la gestion des défis mondiaux n'est plus acquise. "On observe de plus en plus de voix climatosceptiques, voire ouvertement hostiles à la science », a-t-il relevé. Et d'ajouter : « il est essentiel de rappeler que les objectifs les objectifs du développement durable ne peuvent être atteints que sur la base de données scientifiques solides. C'est une évidence".

Pecassou a également insisté sur la nécessité d'une recherche qui ne se limite pas à la production de connaissances ou à la publication dans des revues scientifiques.

"Ce que l'IRD promeut, c'est une science des solutions, capable de déboucher sur des outils concrets pour répondre à ces défis. Cela passe par un dialogue permanent avec les autorités publiques, qu'elles soient locales ou nationales, car la science doit avant tout être au service des solutions et, par conséquent, au service des décideurs », a-t-il conclu.

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