Réuni à Libreville ce lundi 3 novembre 2025, le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a officialisé la fin de la période de Transition au Gabon pour décembre 2025. L'Agence Gabonaise de Presse (AGP) rapporte que, parallèlement à la présentation de ce calendrier réaménagé, le ministre a rappelé l'application immédiate de l'article 73 de la Constitution : tout ministre élu parlementaire doit impérativement démissionner du gouvernement en raison de l'incompatibilité des fonctions.
Injonction : incompatibilité et démission obligatoire
La fin de la période de Transition au Gabon, menée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, est désormais officiellement programmée pour décembre 2025. Une mesure forte a été annoncée par le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, lors d'une déclaration de presse le 3 novembre 2025. Le ministre a rappelé l'application stricte des textes fondamentaux, insistant sur le fait que, conformément à l'article 73 de la Constitution gabonaise, les fonctions de membre du gouvernement ne sont pas cumulables avec l'exercice d'un mandat parlementaire. C'est pourquoi, selon l'Agence Gabonaise de Presse (AGP), les ministres élus à l'Assemblée nationale sont formellement appelés à déposer leur démission auprès du Président de la République, Chef du gouvernement, avant l'installation de la chambre dont ils sont membres. Cette injonction garantit le respect du principe de la séparation des pouvoirs et oblige les ministres concernés à choisir entre l'Exécutif et le Législatif avant le 17 novembre.
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Le chronogramme accéléré de fin de transition
Le ministre Ndong Obiang a rendu public le calendrier réaménagé qui doit garantir une mise en place progressive et complète des institutions avant la fin de l'année. Ce chronogramme, dont l'essentiel sera maintenu, est particulièrement serré. Il commence par le premier tour des élections sénatoriales le 8 novembre, suivi par l'élection des maires de communes et des présidents des conseils départementaux le 11 novembre. L'élection des maires d'arrondissement est fixée au 16 novembre, juste avant la mise en place du Bureau de l'Assemblée nationale, étape clé, le 17 novembre.
Finalisation institutionnelle en décembre
La phase finale du processus se concentrera sur décembre 2025. Le second tour des élections sénatoriales aura lieu le 25 novembre. La période du 13 au 16 décembre sera consacrée à la mise en place du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) pour une installation officielle le 19 décembre. Une session extraordinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature est prévue le 22 décembre, suivie de la mise en place du Sénat le 24 décembre. Le 26 décembre sera un autre moment fort avec l'élection et la mise en place du Président de la Cour constitutionnelle. L'apogée de ce processus, et la fin officielle de la période de Transition, interviendra le 30 décembre avec la prestation de serment des membres de la Cour constitutionnelle.
Enjeu politique et rupture avec l'ancien régime
La combinaison de ce calendrier ultracourt et de l'obligation de démission pour les ministres élus députés marque une volonté politique claire de la part de la Transition. En forçant la séparation des pouvoirs et en instaurant une césure nette entre les fonctions exécutive et législative, le régime du général Oligui Nguema envoie un signal fort de rupture avec les pratiques de cumul de mandats qui caractérisaient souvent l'ancien régime. Ce changement institutionnel accéléré va inévitablement entraîner un remaniement ministériel majeur d'ici la mi-novembre, dessinant ainsi un nouveau visage pour le dernier gouvernement de Transition.
